03.06.2008

Lettre ouverte à Ahmed Tidjane Souaré (Par Tierno Monénembo)

Monsieur le Premier ministre,

Je me dépêche de vous écrire avant que le poison du pouvoir ne vous monte à la tête. A supposer toutefois que sous nos doux cieux d’Afrique, la parole du petit peuple intéresse encore les demi- dieux qui nous gouvernent. arton1808.jpg
Ainsi donc, Lansana Kouyaté est parti ! Foin de larmes de crocodile, nous ne le regretterons pas ! Ce fut sur tous les plans un premier ministre catastrophique : une administration clanique, une gestion économique brouillonne caractérisée par l’amateurisme et la malversation ; un incroyable mépris de la loi et d’abord de la fameuse feuille de route qui constituait pourtant l’unique base de sa légitimité. Je ne parle pas de ses mauvaises fréquentations internationales et de ses méthodes policières expéditives dignes de ce régime tortionnaire d’antan qu’il croyait naïvement pouvoir réinstaurer…Un mois de plus, et cet homme nous menait tout droit à la guerre civile ! Reconnaissons tout de même qu’il a réussi l’impossible : redonner à Lansana Conté une virginité politique absolument inespérée ! Un comble !
Ainsi donc c’est vous que le décret présidentiel pour ne pas dire le fait du prince, a désigné pour gérer dorénavant les affaires du pays. Si le départ de Kouyaté nous réjouit, votre nomination ne nous fait pas déborder d’enthousiasme. Notre longue, notre triste, notre catastrophique expérience de Guinéen nous a clairement ouvert les yeux, Monsieur le Premier ministre. Nous savons maintenant qu’en politique, le poison a souvent un goût de miel et que les anges, au faîte du pouvoir, se transforment très vite en démons.
Vous pouvez faire tous les beaux discours que voulez, nous soûler de promesses et de belles intentions, nous ne vous jugerons que sur vos actes. En cinquante ans de chaos, le vacarme de la démagogie ne nous impressionne plus. Alors, de grâce, Monsieur le Premier ministre, rangez les micros et retroussez les manches !
Nous vous féliciterions plus tard si et seulement si vous réussissiez à nous dépêtrer de l’immonde marécage dans lequel nous ont plongés un demi- siècle d’irrationnel économique et de fumisterie politique.
C’est une vieille coutume, en haut lieu que d’aligner les priorités quand on s’installe pour la première fois dans les palais et les ministères. Voilà en général, ce qu’on a coutume d’entendre : aujourd’hui l’électricité, demain l’eau chaude, puis l’inflation, puis la transformation des matières premières, puis le volume des exportations, puis... Cette ritournelle- là, nos radios nous la distillent depuis que nous étions tout petits et vu le résultat que cela a donné, je suis tenté de dire : chantons autrement, inversons l’ordre des priorités.
L’économie, l’économie, l’économie, on ne parle que de ça en Afrique ! A croire que le continent se résume à un simple tube digestif !
Arrêtons de nous conduire en aveugles : ce n’est pas notre économie qui est malade, c’est notre société ! Nos problèmes économiques ne sont pas une cause mais une conséquence. Restaurer l’économie revient d’abord à restaurer le tissu national terriblement lacéré par les discours néfastes, l’esprit de clan et la ségrégation. Rien de bon ne se fera en Guinée tant que le gouvernement n’aura pas pris l’initiative de recoudre ce tissu- là. Et réconcilier les Guinéens (liés par le sang et par des siècles et des siècles d’histoire commune) n’a rien d’insurmontable. Quelques paroles apaisantes et quelques gestes symboliques suffiraient largement. Votre premier devoir (bien avant le prix de l’essence ou du bourakhé), c’est de redonner à chaque composante de la Guinée le sentiment de faire pleinement partie de la nation. Juste le temps de nous faire oublier les discours blessants de naguère ! Vous verrez qu’après, les replis identitaires et les frustrations communautaires disparaîtront d’eux- mêmes…
L’Etat, dans tous les pays (surtout ceux en voie de formation nationale) ne se définit pas comme un simple instrument juridique et institutionnel, il représente aussi un miroir qui doit refléter la diversité ethnique, régionale et religieuse. Aucune démagogie ne peut effacer cette vérité- là. Même les vieilles nations d’Europe et leurs ministres de la diversité n’ont pas échappé à cette règle élémentaire de la vie en commun. Nous sommes des Africains et nous savons tous que quand le maigre morceau de viande retient toujours au même enfant, il finit par quitter la famille.
Qu’est-ce qui donc a fait exploser le Libéria et la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya ?
Au contraire, lorsqu’ aucune communauté ne se sent exclue, l’intégration sociale et culturelle se fait le plus naturellement du monde (cf. le cas du Mali ou du Sénégal).
A cet égard, nous attendons avec une extrême vigilance le gouvernement que vous vous apprêtez à former :
-si vous privilégiez votre village, votre ethnie ou votre région, nous vous condamnerons de la même manière qu’hier nous avions condamné Lansana Kouyaté
- si vous ouvrez les portes du gouvernement aux vieux vautours qui ont ruiné notre économie, vous exposeriez notre pays à un risque d’explosion encore plus grave qu’en janvier 2 007.
Monsieur le Premier Ministre, redonnez- nous le goût d’être guinéens, celui de vivre et de travailler ensemble dans l’harmonie interethnique et la fraternité et vous obtiendrez des miracles dans le domaine économique comme dans tous les autres secteurs de la vie nationale !
Sinon, vous risquez comme votre prédécesseur, de passer sous la trappe de l’Histoire, chassé sous nos quolibets et abasourdi par nos huées.

Tierno Monénembo

23.05.2008

Investiture de du nouveau Premier Ministre guinéen

p4_4848.jpgAhmed Tidiane Souaré investi dans ses fonctions de Premier Ministre !       
23-05-2008 
Comme annoncé, la passation entre le PM sortant Lansana Kouyaté et celui rentrant Dr Ahmed Tidiane Souaré n’a pas pu avoir lieu entre les deux hommes faute du premier qui a brillé par son absence. Néanmoins, puisque la nature a horreur du vide, Docteur Ahmed Tidiane Souaré, lui a occupé le fauteuil qui lui revient de droit après sa nomination mardi 20 mai dernier par le chef de l’Etat, le Général Lansana Conté.
C’est dans une salle archicomble de la primature que le nouveau locataire des lieux s’est adressé à ce public composite formé de ministres, de journalistes et de cadres de tous départements confondus. La seule fausse note, à part l’absence de Lansana Kouyaté, c’est la présence de Elhadj Mamadou Sylla, l’ex-président du patronat guinéen devenu un cube maggi pour toutes les sauces autrement dit pour tous les Gouvernements.
Dans son allocution préparée à cet effet, le Premier Ministre Dr Ahmed Tidiane Souaré a rassuré les guinéens de sa volonté de s’attaquer aux problèmes prioritaires à savoir l’eau, l’électricité et les denrées de premières nécessités, et le fonctionnement démocratique. Il promet la mise en place d’une administration efficace et efficiente pour la bonne conduite des affaires du pays. Il s’engage à faire la promotion de la bonne gouvernance par le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales (liberté de la presse et d’opinion).
Il se dit inscrit dans la dynamique du changement voulu par le peuple de Guinée et soutenu par le chef de l’Etat. Il a en outre invité les partis politiques, les syndicats,  la société civile, les associations de jeunes et toutes les forces vives de la nation à l’accompagner. Prochainement, la politique générale de son gouvernement sera publiée lorsqu’il aura mis en place son gouvernement dont les membres seront tirés parmi les guinéens capables et patriotes a-t-il laissé comprendre. 
La question qui se pose maintenant est de savoir si Dr Ahmed Tidiane Souaré peut réussir où tous les autres ont échoué ? Les jours à venir nous édifierons !

Ah la politique! quand tu nous tient!

Voici un éditorial de notre confrère 1924688548.jpghttp://www.falkap.org/, l'espace virtuel entièrement consacré à l'exPM Lansana Kouyaté. En fait l'analyse est profonde, critique, pertinente et reflète de manière générale ce que tout observateur de la scène guinéenne qui ne fait pas partie du rouage de Conté, répète à longeur de journée. Pour certains il ne convient même plus d'évoquer le régime de ce général inculte et son système, car le faire ou même ne pas le faire ne changera rien. Certains préfèrent verser dans le mystique en estimant qu'une malédiction suit notre pays ou qu'il est puni par Allah lui-même du fait de la malhonnêteté des guinéens. Mais bon ...
Ce qui est curieux ici c'est que les analyses de cette sorte n'était jamais jamais sortie de Kouyaté et de ses idéologues. Quand il était aux afaires, plus d'une fois le PM s'est heurté à un manque de volonté de collaborer du général Conté. Mais rien n'a jamais été critiqué, rien n'a jamais été dénoncé. C'est à croire qu'ils étaaient parfaitement en phase, alors que tout le monde sait ce qui passait.
Il a donc fallu qu'on limoge Monsieur Kouyaté pour qu'on se rende compte de ce qui se dit dans cet Editorial. Lisez plutôt ...
"Le Général Lansana Conté, au pouvoir depuis un quart de siècle – pour être plus précis il est le plus ancien dictateur en exercice dans la sous-région - refuse de ‘’mourir’’. Donné pour mort par les uns, ou en état d’agonie par les autres, Conté vient de révéler, si besoin en était encore, qu’il garde par moment un brin de lucidité, mais seulement à usage nuisible. Cette lucidité, qu’il recouvre par intermittence, lui permet depuis 1984, notamment, d’éloigner de la Guinée ses valeureux fils, compétents et intègres. De Sidya Touré limogé sans ménagement à François Fall acculé, lui, à la ‘’fuite’’ ou encore de Dalein opprimé par le clan Fodé Bangoura et Kouyaté, Conté démontre à tous qu’il est le premier ennemi de la Guinée.
La révocation, hier, du Premier ministre de large consensus Monsieur Lansana Kouyaté, achève ainsi de convaincre que Conté, ce Chef d’Etat qui dort au bureau ; injurie publiquement collaborateurs et ministres ; ne participe plus à aucun conseil des ministres ; dit et se dédit en public …n’est pas prêt à céder à la volonté clairement exprimée par le peuple de Guinée, voilà un (01) an : quitter définitivement la scène publique et politique pour faire place à une génération de dirigeants plus compétents, plus aptes.
Le décret pris hier est un pied de nez aux syndicats et à la société civile, qui ont cru naïvement, et trop tôt, que le vieux Général avait abdiqué. C’est une erreur et voici pourquoi.
Premièrement, les Accords dits tripartites, librement signés par le Président Conté, c’est-à-dire à l’un de ses rares moments de lucidité, était continuellement violé, ce depuis décembre 2007. Le premier acte de cette bravade est sans conteste la signature, l’année dernière, du décret de restructuration de l’Administration guinéenne, ‘’rétrocédant’’ pourrait-on dire maladroitement toutes les prérogatives du Premier ministre au Secrétaire général de la Présidence de la république. Contre cet acte de défiance, personne, des syndicats à la société civile, n’avait osé broncher.
L’acte deux a consisté pour le Chef de l’Etat à violer encore la lettre et l’esprit des Accords en limogeant, dans un contexte où les termes mêmes desdits Accords le lui interdisaient, l’un des ministres les plus en vue, sinon des plus dévoués pour la cause de la nation, Justin Morel Junior, des NTI.
L’acte trois a consisté pour le camp présidentiel à se rebeller systématiquement contre toute initiatives allant dans le sens du changement et de la sérénité des Guinéens. En accélérant le processus de mise à mort du Gouvernement de consensus. Il y a d’abord cette sulfureuse affaire ‘’Chantal Cole’’. Du nom de cette mystérieuse demoiselle, prostituée de luxe nous apprend-on. Affaire transformée par les hommes de la Présidence une véritable affaire d’Etat ; au point de susciter un débat honteux à l’Assemblée nationale. Ensuite, l’annulation de l’arrêté du Premier ministre concédant à des partenaires privés la rénovation des hôtels abandonnés de Conakry. Enfin, et pêle-mêle, les enquêtes sur les tueries de 2007, le compte minier guinéen délocalisé à la BNP Paribas….
Si ces faits non pas de lien direct avec le décret d’hier, tout porte à croire que leur proximité dans le temps a contribué à créer les conditions de la friction entre la Présidence et la Primature.
En tout état de cause rien de ce qui précède ne justifie l’acte de violation de l’esprit et de la lettre du compromis guinéen, les Accords tripartites signés l’année dernière entre la Présidence, les syndicats et la société civile. Ce n’est ni plus ni moins qu’un acte de haute trahison et qui a fini par révéler à la communauté nationale et internationale le caractère à la fois rétrograde et ubuesque du Premier des citoyens guinéens. Le départ de Lansana Kouyaté ouvre la voie à toutes les incertitudes, aux angoisses de l’après Gouvernement de Consensus mais surtout à toutes les interrogations sur le destin de cette Guinée des ‘’occasions perdues’’.
Sans trop de commentaire parce qu'il commenter.
Il faut simplement retenir que la politique c'est deux choses : la recherche du pouvoir et (lorsqu'on le détient) la conservation du pouvoir. Pour ces deux choses, s'il faut mentir, escroquer, voler, insulter, s'abaisser, être hypocrite etc. les politiciens le seront. Machiavel avait téellement compris la politique. A nous de ne plus nous laisser berner par les discours démagogiques.   
 

21.05.2008

Kouyaté limogé

715375-874634.jpgLe Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté, nommé en février 2007 pour faire taire une vague de contestation contre le régime du président Lansana Conté, a été limogé mardi par décret présidentiel, a annoncé la télévision nationale.
"Ahmed Tidiane Souaré a été nommé Premier ministre chef du gouvernement en remplacement de Lansana Kouyaté", indique le décret du chef de l'Etat lu sur l'antenne de la télévision nationale mardi soir.
M. Kouyaté, 58 ans, avait été nommé sur proposition des syndicats et sous la pression de la communauté internationale au terme d'une série de grèves générales accompagnées d'une vague de contestation de plusieurs semaines contre le régime de M. Conté, alors accusé de mauvaise gestion et de corruption. La répression des manifestations populaires de janvier-février 2007 avait fait 186 morts et près de 1.200 blessés et avaient provoqué l'instauration d'un état de siège donnant les pleins pouvoirs à l'armée pendant plusieurs jours.

M. Kouyaté n'a pas souhaité s'exprimer.

De leur côté, les syndicats qui avaient orchestré la contestation en janvier-février 2007 ont annoncé qu'ils attendaient de connaître la composition de la future équipe gouvernementale pour se prononcer sur le respect ou non des accords de février 2007 par M. Conté. "Nous attendons de voir, pourvu qu'on ne nous ramène pas les anciens prédateurs", a déclaré Rabiatou Sérah Diallo, la secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG). En janvier dernier, les syndicats avaient menacé de lancer un mot d'ordre de grève après le limogeage sans explication d'un ministre proche de M. Kouyaté, geste perçu comme une entrave aux accords de 2007. Ils avaient finalement décidé de suspendre leur mouvement le temps de consulter les acteurs politiques, sociaux et religieux du pays. Selon certains observateurs, le limogeage de M. Kouyaté, un diplomate sans véritable expérience en politique, est à attribuer à l'incapacité de son gouvernement à résoudre les graves difficultés économiques et sociales auxquels la Guinée est actuellement confrontée.
Son entourage affirme en revanche que son action était entravée par le clan du chef de l'Etat, accusé de profiter de sa prérogative sur la signature des décrets gouvernementaux pour ralentir l'action de M. Kouyaté.

Son remplaçant, Ahmed Tidiane Souaré, 57 ans, un technocrate réputé proche du clan Conté, a déclaré mardi soir qu'il "souhaite mériter la confiance du chef de l'Etat et servir humblement mais loyalement la nation guinéenne". Il n'a pas souhaité faire davantage de commentaires. Connu pour sa discrétion et son sérieux dans le paysage politique guinéen, cet ingénieur géologue de formation a été ministre des Mines entre 2004 et 2006 et ministre de l'Education nationale entre 2006 et 2007.

Pour la première fois depuis l'indépendance (1958), l'ex-Premier ministre occupait la fonction de chef du gouvernement auparavant dévolue au chef de l'Etat, au pouvoir depuis 24 ans.

13.05.2008

Quand la spéculation devient dangereuse

"Le PM semblerait être plus prêt parce qu’il aurait désormais une armée de rebelles (à savoir que la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens)."

Ce titre est paru chez nos confrères de http://www.guinea-forum.org/. Dans celui-ci l'auteur Jacques Kourouma laisse entendre que Mamadou Sylla et principalement sont entrain en ce moment de s'agiter dans l'ombre pour faire partir le général conté du pouvoir en Guinée ou alors en cas de décès de celui-ci, être les successeurs. Ce n'est pas à exclure. Mais des granves accusations sont proférées AU CONDITIONNEL par l'auteur lui-même. Il faut peut-êre vérifier de telles informations avant de les publier, mais aussi pour nous lecteur, avant de les croire. Il dit en substance que " la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens". Bon on ne sait pas quelle preuve il a pour avancer de telles choses. On ne va même pas s'avancer dans la spéculation, sinon on serait entrain de faire comme Monsieur Jacques Kourouma. Mais ce qui est sûr pour nous autres qui vivons en Côte d'Ivoire et qui avons vécu toutes les crises qu'il y a eu ici, nous pouvons dire que les ivoiriens eux-mêmes n'ont jamais accusé de guinéens dans leur rebellion, mais des burkinabés pour la plupart. C'est ce qui explique le lourd tribut que ceux-ci ont dû payer au cours de la guerre, en termes de pertes en vies humaines etc.

C'est tout ce que nous pouvons dire.

Quand la spéculation devient dangereuse

"Le PM semblerait être plus prêt parce qu’il aurait désormais une armée de rebelles (à savoir que la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens)."

Ce titre est paru chez nos confrères de http://www.guinea-forum.org/. Dans celui-ci l'auteur Jacques Kourouma laisse entendre que Mamadou Sylla et principalement sont entrain en ce moment de s'agiter dans l'ombre pour faire partir le général conté du pouvoir en Guinée ou alors en cas de décès de celui-ci, être les successeurs. Ce n'est pas à exclure. Mais des granves accusations sont proférées AU CONDITIONNEL par l'auteur lui-même. Il faut peut-êre vérifier de telles informations avant de les publier, mais aussi pour nous lecteur, avant de les croire. Il dit en substance que " la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens". Bon on ne sait pas quelle preuve il a pour avancer de telles choses. On ne va même pas s'avancer dans la spéculation, sinon on serait entrain de faire comme Monsieur Jacques Kourouma. Mais ce qui est sûr pour nous autres qui vivons en Côte d'Ivoire et qui avons vécu toutes les crises qu'il y a eu ici, nous pouvons dire que les ivoiriens eux-mêmes n'ont jamais accusé de guinéens dans leur rebellion, mais des burkinabés pour la plupart. C'est ce qui explique le lourd tribut que ceux-ci ont dû payer au cours de la guerre, en termes de pertes en vies humaines etc.

C'est tout ce que nous pouvons dire.

03.05.2008

Lansana Kouyaté

medium_1118091305463836dea29e7.jpgLe Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République de Guinée est né le 15 Juillet 1950 à Koba dans la Préfecture de Boffa. Au terme de brillantes études universitaires sanctionnées par un Diplôme de l’Ecole Supérieure d’Administration de l’Institut Polytechnique de Conakry, M. Lansana Kouyaté va s’engager dans la vie active en 1976. De cette année à février  1982, il occupera successivement les fonctions de Directeur à l’organisation du Travail, Directeur Commercial du Prix et Statistiques, Directeur Général Adjoint de l’Office de la Coordination Financière de l’Industrie, Société mère d’un groupe composé de 44 entreprises Industrielles d’Etat, puis Administrateur de la Société mixte Guinéo Canadienne des produits explosifs et chimiques (S O P E C), pour devenir enfin Directeur Général  Adjoint de l’Opération National pour le Développement de la Riziculture (O N A D E R ) jusqu’en Septembre 1983, un projet financé par l’U S A I D, la BAD et le F I D A. Durant cette période, M. Lansana Kouyaté  va se familiariser avec les différentes Institutions Internationales de Financement, prélude à son entrée en diplomatie en Septembre 1983 en qualité de conseiller à l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire Spécialement chargé des relations avec la Banque Africaine de développement (B A D). En juillet 1985, il revient au pays pour occuper le poste de Directeur de la « Division Afrique- O U A »  au Ministère des Affaires Etrangères. A partir de Février 1985 jusqu’en juin 1992 M. Lansana Kouyaté exercera les fonctions d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Guinée en Egypte, au Soudan, en Turquie, en Jordanie, en Syrie et au Liban avec résidence au Caire.. Brillant Diplomate, ses qualités de fin négociateur le conduisent au Siège des Nations Unies à New York en tant que Représentant Permanent de la Guinée au sein de l’ONU où il sera élu Vice Président au Conseil Economique et Social (ECOSOC), fonction qu’il cumulera avec celle de Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général de l’ONU, M. Boutros Boutros Ghali  en Somalie de Février 1993 à Janvier 1994 pour être confirmé jusqu’en Juin 1994, Représentant Spécial  du Secrétaire Général. La remarquable gestion du dossier somalien accentue à son égard la confiance de l’Administration onusienne qui lui confie le poste de Sous Secrétaire Général chargé des Affaires politiques pour l’Afrique, l’Asie de l’Ouest et le Moyen Orient ainsi que la gestion des services   du Conseil de Sécurité.

Lorsqu’en 1997 la Guinée lui fait appel , il n’hésitera pas un instant à se mettre au service de la patrie pour succéder à son compatriote Edouard BENJAMIN au poste du Secrétaire Exécutif de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). A la tête de l’Administration Ouest africaine, M. Lansana Kouyaté  laisse éclater son génie. A  son actif, l’on retiendra entre autres, la conception des critères de convergences économiques et financières entre les pays de la CEDEAO , la conception et la création de la Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), la mise en œuvre du chèque de Voyage et du Passeport CEDEAO, le mécanisme de prévention et de gestion des conflits, structure sur laquelle repose aujourd’hui toutes les interventions de l’organisation sous régionale dans le règlement des crises. Dans son parcours, M. Lansana Kouyaté  a toujours mis ses talents et son expérience au service de la Guinée en prenant part activement à la 13ème Conférence des Chefs d’Etat de France et d’Afrique à Lomé en 1986, aux 18ème, 19ème, 20ème et 21ème Sessions de la Conférence au Sommet des Chefs d’Etat de l’OUA ainsi qu’à la 46ème Session de la Conférence des Ministres de l’OUA tenue à Addis Abeba en 1990. Homme de conviction doté d’un franc parler, M. Lansana Kouyaté  muni d’une solide expérience sera désigné par le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (O I F)  M. Abdou DIOUF, Ancien Président du Sénégal en qualité de Représentant Spécial pour la Côte d’Ivoire. A ce titre, il jouera un rôle prépondérant pour trouver une issue heureuse au conflit inter ivoirien. Au lendemain de la crise sociale du début d’année 2007,  M. Lansana Kouyaté est nommé le 26 février 2007 par le Président de la République , le Général Lansana  Conté  dans les fonctions de Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Sa formation d’économiste a été rehaussée à travers des Stages effectués en Belgique sur la gestion des Entreprises industrielles sous l’égide de l’Agence Générale pour la Coopération et de Développement ( AGCD ) en 1979, en 1981 en Italie dans le même cadre à l’ Institut de reconstruction industrielle et en fin à l’Université de Pittsburgh ( USA ) sur le management du développement en 1983. L’actuel Premier Ministre guinéen est  auteur de publication portant notamment sur «  l’autofinancement dans les entreprises d’Etat en République de Guinée : Problèmes et Perspectives » ( 1975 ) et «  la fin de la guerre froide et son impact sur les pays du tiers monde » ( 1991 ). Les mérites de M. Lansana kouyaté ont été reconnus  par plusieurs pays à travers de prestigieuses distinctions honorifiques. Marié à Mme Fanta Condé et  père de trois enfants, le nouveau Chef du Gouvernement s’exprime avec art et habileté dans les principales langues du terroir et maîtrise avec  égal bonheur le français et la langue de Shakespeare.

Source: Site officiel du gouvernement guinéen