30.06.2008
Commission électronale nationale indépendante (CENI) : mobilisation des partenaires pour la tenue des prochaines législatives!!!
16:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections législatives, ceni, guinée, conakry
30.05.2008
Risques de perturbations des examens de fin d'année en
A quelques semaines du lancement des premières épreuves, les examens nationaux risquent d'être perturbés en dépit de la tombée des premières pluies à Conakry et à l'intérieur du pays. Dans un préavis de grève datée du mercredi 28 mai 2008 l'intersyndicale de l'éducation (FSPE-SLECG) menace de déclencher une grève générale et illimitée sur toute l'étendue du territoire national dans le secteur de l'éducation afin d'attirer l'attention du gouvernement sur l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Faisant cas de la lettre adressée au ministre de l'éducation nationale, en date du 21 avril 2008; la déclaration de l'intersyndicale de l'éducation du 21 mai 2008 et la faiblesse des mesures d'accompagnement prises par le gouvernement suite à la forte augmentation du prix du carburant, aggravant ainsi l'état de pauvreté des travailleurs en général et des enseignants en particulier, l'intersyndicale de l'éducation exige:
- Le respect scrupuleux du protocole d'accord du 27 janvier 2007 obtenu au prix du sang et des vies de centaines de citoyen (ne)s guinéens par la nomination d'un Premier ministre, chef de gouvernement qui n'a été ni de près ni de loin mêlé à la mauvaise gestion pendant les dix dernières années;
- Le reclassement et la prise en charge des enseignants admis aux différents examens professionnels CAP et 2ème certificat ;
- La nomination aux différents postes de responsabilité de nouveaux cadres au niveau de toutes les structures du système de l'éducation ;
- Le paiement avec rappel à la fin du mois de mai 2008 des 25 points de la valeur du point d'indice en faveur des enseignants et chercheurs de Guinée;
- Le paiement intégral des primes et indemnités consacrées par le statut particulier du personnel de l'éducation ;
- La prise en charge salariale de tous les enseignants contractuels déjà engagés à la fonction publique ;
- Le paiement de la subvention de l'Etat à l'intersyndicale de l'éducation;
- Le doublement du niveau des salaires des travailleurs de l'éducation nationale ainsi que le niveau des pensions de retraite, avec paiement mensuel à compter de fin mai 2008;
- Le relèvement immédiat de la prime de transport à 144.000 FG, soit 6.000 FG par jour pour les 24 jours de travail dans les secteurs de l'éducation et de la santé;
Selon le préavis de grève, l'intersyndicale de l'éducation (FSPE-SLECG) tient à l'application effective des différents points ci-dessus évoqués à la fin du mois de mai 2008, faute de quoi elle se réserve le droit de déclencher une grève générale et illimitée sur toute l'étendue du territoire national dans le secteur de l'éducation.
Face à la menace de la grève des enseignants qui risque de perturber les examens nationaux dont le plus important, le bac unique, devrait commencer le 16 juin 2008 sur toute l'étendue du territoire national, le gouvernement va-t-il céder comme il en a fait pour satisfaire la presque totalité des principaux points de revendication des mutins avec la grogne dans les casernes?
Les enseignants seront-ils écoutés comme les militaires qui ont l'art de faire résonner les armes pour les faire entendre ?
17:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, l'intersyndicale, grèves
Echanges de tirs entre garde présidentielle et mutins, le régime Conté tend vers sa fin
Le mouvement de colère de soldats guinéens, qui réclamaient jusqu'à présent le paiement d'arriérés de soldes, s'est transformé jeudi en mutinerie, les militaires exigeant désormais le départ de tous les généraux de l'armée, pilier du régime du général Lansana Conté.Pour la première fois depuis le début lundi du mouvement de colère des soldats, de brefs échanges de tirs ont opposé à Conakry la garde présidentielle à des soldats mutins sur une route stratégique menant notamment au palais présidentiel.
Le chef d'état-major de l'armée, le général de brigade Diarra Camara, a de son côté demandé aux soldats mutins de "rentrer dans les rangs". Mais jeudi après-midi, des tirs étaient entendus près du camp Alfa Yaya Diallo, près de l'aéroport. Ce camp, le plus grand du pays, est le fief des mutins. Les soldats mutins demandent désormais, en plus de leurs revendications, la mise à la retraite de tous les officiers généraux. Ils estiment que les généraux n'ont pas été solidaires de leur mouvement", a indiqué à l'AFP un officier de l'armée.
L'armée guinéenne, fer de lance du régime du général Lansana Conté au pouvoir depuis 1984, compte une dizaine d'"officiers généraux".
La garde présidentielle a érigé jeudi matin un barrage filtrant près d'un pont à l'entrée de la presqu'île de Kaloum, où se trouvent le palais présidentiel, l'état-major des armées et les principales ambassades, a constaté un journaliste de l'AFP. ans l'après-midi, des militaires mutins sont venus jusqu'au barrage à bord de deux camions. La garde présidentielle a tiré vers eux. Les mutins ont répliqué et ont fait demi-tour, selon des témoins. Ces premiers échanges de tirs entre les deux parties ont duré quelques minutes. endant toute la journée, les militaires de la garde présidentielle ont fouillé les véhicules, privés ou taxi, qui entrent dans la presqu'île. Ils sont positionnés sur le pont et aux alentours, a constaté le journaliste de l'AFP. Selon des témoignages, ils patrouillent également sur la presqu'île. Voilà déjà une semaine que nous vivons dans un climat de méfiance entre les fils d'une même armée. Cependant, aux premiers jours des revendications, nous les avons prises en considération et les avons soumises à l'approbation du chef de l'Etat", a indiqué le chef d'état-major à la radio nationale. Des mesures très appropriées ont été immédiatement prises" et "j'ai espoir que ces mesures doivent nous amener au calme et à la sérénité", a-t-il souligné. J'espère que cette déclaration ramènera tout le monde dans les rangs", a-t-il conclu.
Le gouvernement avait estimé mardi soir avoir rempli les principales revendications de soldats en colère qui réclamaient notamment le paiement d'arriérés de soldes, dont certains remontaient à 1996. Le ministre de la Défense, le général Mamadou Baïlo Diallo, avait également été démis mardi de ses fonctions par le chef de l'Etat. ais la déclaration du chef d'état-major n'a pas suffi à calmer les esprits, les tirs ayant continué jeudi après-midi près du camp Alfa Yaya. Selon des témoins, une fille a été blessée par balle perdue dans un quartier voisin.
Mercredi soir, le vol Paris-Conakry de la compagnie Air France, avec 113 passagers, avait été dérouté vers Dakar, en raison de problèmes de sécurité près de l'aéroport de la capitale guinéenne. epuis lundi, au moins trois personnes ont été tuées à Conakry et à Kindia (130 km de la capitale), et des dizaines blessées par des balles perdues lors de tirs en l'air de militaires, selon des sources hospitalières et des témoins.
08:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, mutins, lansana conté, bérés rouges, pont 8 novembre
13.05.2008
Quand la spéculation devient dangereuse
"Le PM semblerait être plus prêt parce qu’il aurait désormais une armée de rebelles (à savoir que la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens)."
Ce titre est paru chez nos confrères de http://www.guinea-forum.org/. Dans celui-ci l'auteur Jacques Kourouma laisse entendre que Mamadou Sylla et principalement sont entrain en ce moment de s'agiter dans l'ombre pour faire partir le général conté du pouvoir en Guinée ou alors en cas de décès de celui-ci, être les successeurs. Ce n'est pas à exclure. Mais des granves accusations sont proférées AU CONDITIONNEL par l'auteur lui-même. Il faut peut-êre vérifier de telles informations avant de les publier, mais aussi pour nous lecteur, avant de les croire. Il dit en substance que " la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens". Bon on ne sait pas quelle preuve il a pour avancer de telles choses. On ne va même pas s'avancer dans la spéculation, sinon on serait entrain de faire comme Monsieur Jacques Kourouma. Mais ce qui est sûr pour nous autres qui vivons en Côte d'Ivoire et qui avons vécu toutes les crises qu'il y a eu ici, nous pouvons dire que les ivoiriens eux-mêmes n'ont jamais accusé de guinéens dans leur rebellion, mais des burkinabés pour la plupart. C'est ce qui explique le lourd tribut que ceux-ci ont dû payer au cours de la guerre, en termes de pertes en vies humaines etc.
C'est tout ce que nous pouvons dire.
10:43 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, lansana kouyaté, mamadou sylla
Quand la spéculation devient dangereuse
"Le PM semblerait être plus prêt parce qu’il aurait désormais une armée de rebelles (à savoir que la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens)."
Ce titre est paru chez nos confrères de http://www.guinea-forum.org/. Dans celui-ci l'auteur Jacques Kourouma laisse entendre que Mamadou Sylla et principalement sont entrain en ce moment de s'agiter dans l'ombre pour faire partir le général conté du pouvoir en Guinée ou alors en cas de décès de celui-ci, être les successeurs. Ce n'est pas à exclure. Mais des granves accusations sont proférées AU CONDITIONNEL par l'auteur lui-même. Il faut peut-êre vérifier de telles informations avant de les publier, mais aussi pour nous lecteur, avant de les croire. Il dit en substance que " la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens". Bon on ne sait pas quelle preuve il a pour avancer de telles choses. On ne va même pas s'avancer dans la spéculation, sinon on serait entrain de faire comme Monsieur Jacques Kourouma. Mais ce qui est sûr pour nous autres qui vivons en Côte d'Ivoire et qui avons vécu toutes les crises qu'il y a eu ici, nous pouvons dire que les ivoiriens eux-mêmes n'ont jamais accusé de guinéens dans leur rebellion, mais des burkinabés pour la plupart. C'est ce qui explique le lourd tribut que ceux-ci ont dû payer au cours de la guerre, en termes de pertes en vies humaines etc.
C'est tout ce que nous pouvons dire.
10:43 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, lansana kouyaté, mamadou sylla
12.05.2008
L’impossible challenge de la France et de ses complices : ‘’tuer‘’ Sékou historiquement.
Tel est le titre d'un article publié dans kababachir.com en date du 10/05/2008 dans lequel, l'auteur Aboubacar Soumahoro, sociologue tente de dénoncer, selon lui, une certaine volonté de la France de faire disparaître Sékou Touré en tant qu'acteur de référence de l'histoire guinéenne et du monde. Encore une fois, nous ne voyons rien concernant l'auteur. On ne sait pas qui il est, ni ce qu'il fait, où il vit bref un certain nombre d'informations sur lui qui nous feraient voir à qui nous avons affaire et quellesorte de jugement nous pouvons avoir face à son argumentation. Mais passons cette étape puisque tous les sites guuinéens font en fait la même erreur.
En ce qui concerne l'article lui-même, pour nous inscrire dans notre logique de témoins vous et moi à travers ce blog, reprenons-le entièrement et voyons ce que nous pouvons en dire. On pourrait nous rétorquer alors, nous même qui sommes pour dire quoi que ce soit sur ce que disent les autres. Quelle qualité avons-nous pour dire sur ce que disent les autres? Eh bien nous sommes guinéens tout simplement, donc en tant que tel tout ce qui concerne notre pays peut retenir notre attention au point qu'on en dise quelque chose. Ceci étant dit tel est notre article:
"Petit rappel
En 1958, la République française consulte ses colonies, le plus officiellement du monde, sur leur avenir. Notre pays, la Guinée, choisît alors sa souveraineté totale, au cours d’un Référendum en bonne et due forme.
Mais c’était vraisemblablement une arnaque, puisque ladite République française déclenche aussitôt un cycle de sabotages économiques et financiers, et de complots incessants, en s’appuyant sur des ‘’ Guinéens ‘’ immatures, même s’ils pouvaient revendiquer des titres et des diplômes à l’époque.
Au sujet de ces sabotages et complots, des Français de France, des ‘’originaux ’’ authentiques, officiels et officieux, depuis trente ans bientôt ont publié moult livres et articles, dans lesquels ils reconnaissent avec force détails, et avec un cynisme cavalier, tout ce qu’ils ont fait, et avec qui ils l’ont fait, pour plonger la Guinée et son peuple dans la tourmente de façon durable.
Des gens comme Roger Faligot et Daniel Krop, Pierre Messmer, François Mitterrand, Jacques Foccart, Pierre Péan, Maurice Robert, et j’en passe, ont tous témoigné de la terrible et infernale situation de guerre, de nature ’’ terroriste-d’Etat’’, où ils ont totalement et entièrement plongé la Guinée de 1958 à 1984. Et puis, d’excès en excès, monstrueusement, on avait tout de même vu cette ignoble persécution culminer à l’occasion de l’Agression impérialo-portugaise du 22 Novembre 1970 !
Bien plus tard, après la mort et les funérailles grandioses, et encore inégalées, du Président Ahmed Sékou Touré, on avait bien vu la France et sa horde satanique venir ici, chez nous, faire kidnapper tous les parents et fidèles compagnons de notre défunt président et de notre peuple, sélectionnés par centaines au sein de son ethnie, à de rares exceptions près, même si ces exceptions ont concerné des monuments de notre histoire (El hadj Lansana Béavogui, N’famara Keïta …), et tous occis à Kindia très rapidement, dans une ambiance d’hilarité démoniaque et facétieuse.
Sans procès aucun, à part celui imaginaire que Bassirou Barry, alors ministre d’une justice on ne peut plus félonne, avait proclamé dans un mensonge indigne même d’un esclave !
Aujourd’hui encore, revoilà la Françafrique voyou, par RFI interposée, qui va tenter d’occulter toute cette criminalité hideuse, et toute la délinquance ‘’droguée’’ et effrontée qu’elle avait instituée contre notre peuple, et dont les effets ont durablement installé celui-ci dans une misère imméritée, où il se débat encore de nos jours. Une misère dont le côté humain est le plus dégoûtant, le plus dramatique.
D’authentiques traîtres guinéens et des comploteurs de toutes origines, n’ayant jamais eu d’autre vocation que la conspiration d’égout, ont été arrêtés en Guinée en flagrant délit, ont été jugés et condamnés par les instances les plus représentatives de notre peuple, érigées en tribunaux populaires légaux et légitimes. Et voilà que maintenant au terme d’un banditisme criard, prôné par des lobbies constitués et sustendus par la Françafrique, on veut faire de la prestidigitation en occultant l’autorité de la chose jugée, et en érigeant sur des stèles de la honte, ces traîtres et comploteurs, présentés en ‘’victimes’’. Il en est même qu’on tente d’ennoblir, par exemple : Naby Youla, nommément désigné par Maurice Robert dans son livre « Le Ministre de l’Afrique » comme un ‘’Honorable correspondant’’. C’est en effet lui que, par suite d’une logique supra-humaine, notre gouvernement vient de ‘’nommer’’ comme ‘’président’’ d’une explosive et combien dangereuse ‘’commission de dialogue et de réconciliation’’, dont la vocation explicite est la substitution du mensonge et de la haine d’éléments pourris de la Guinée, à la vérité de notre histoire comme si cela était possible !!!
Dès lors, avant tout débat national, aussi pipé qu’on puisse le pressentir, RFI a déjà tranché…
Elle prône déjà les épithètes et les quolibets d’un journalisme de caniveau, nauséabond et incitateur à des confrontations sanglantes. Elle a déjà décidé que les ’’Guinéens’’ allaient ‘’s’exprimer sur les exactions du régime de Sékou Touré’’. Sans politesse et sans égard aucun pour la misère de notre peuple, victime réel et unique de la France, RFI a déjà désigné des ‘’bourreaux’’ à la dimension de ses jeux macabres dont la Guinée a déjà tant souffert. Elle oublie que le peuple de Guinée s’était déjà fait une idée desdits ‘’bourreaux’’ lorsque, dans les années 1985 à 1993, des forces occultes d’extraction françafricaine étaient venues programmer ici, comme au Rwanda à la même époque, un génocide bien précis. Lorsqu’alors des gens mal contenus avaient dit vouloir ’’finir’’ une certaine ethnie en Guinée, pour aller plus tard ‘’en cas de besoin’’, aller chercher la semence dans un de nos pays voisins !
La françafrique en Guinée, maintenant, avec les ‘’ayants droit’’ d’apatrides guinéens manipulés d’antan’’, de ‘’traîtres professionnalisés qui étaient nés ici’’, et de ‘’comploteurs impénitents’’, victimes uniquement de leur propre bêtise, la françafrique dis-je, dans les derniers soubresauts, surréalistes et atterrants, de son agonie irréversible, veut encore insulter notre peuple qu’elle méprise. Qu’elle a toujours méprisé. Elle veut faire juger les héros de notre indépendance et ses défenseurs par des comparses qu’elle avait utilisés pour saper notre essor.
Si les Naby Youla et autres Portos, nos traîtres à nous, ces ‘’Français politiques anti-guinéens’’, sont réellement des conciliateurs valables, pourquoi ne s’agiteraient-ils pas en France, avec les descendants des Pétainistes et des autres collaborateurs pro-nazis, pour donner la parole à ceux-ci contre les De Gaule et les Jean Moulin de la Résistance ?
Alors, il faut que la françafrique et ses comploteurs, traîtres et consorts sachent bien, et une fois encore pour toutes, que notre pays les méprise le plus profondément que possible. Et comme en Septembre 1958 et en Novembre 1970 notamment, (c'est-à-dire : ‘’entres autres’’, car des dates de ce genre en matière d’écrasement de punaises et de taupes, la Guinée a en eu trop !), ils trouveront toujours notre peuple sur leur chemin.
A bon entendeur salut !"
Voilà qui dit et bien dit. Ce que nous pouvons retenir c'est que, ce que notre noble sociologue appelle "françafrique" est entrain de se déployer dangereusement, à travers notamment des organes de presse ou tout autre moyen, de se déployer en Guinée et falsifier l'histoire de notre pays sur toute la ligne, surtout celle concernant la période sékou touré. Que contre cette situation il s'insurge avec la plus grande vigueur dont ce texte est l'illustration même sinon l'une des illustrations. Cela c'est sur la forme. Sur le fond, ça devient plus intéressant. Aujourd'hui il est presque de notoriété publique que le régime de sékou touré a fait plus de mal à notre pays qu'il n'a fait de bien. Cette thèse est défendue bec et ongle par une grande partie de la population guinéenne. Il n'est pas anécessaire de revenir sur tous les arguments qu'avancent les tenants de cette thèse, nous les connaissons tous et il se trouve que de nos jours il existe des personnes qui témoignent quotidiennement de ce que, eux, leurs parents, leurs amis etc sont tombés sur les balles ou autres exactions du régime sékou. Mais nous savons également qu'à côté de cela, il existe des guinéens qui sont profondément convaincus qu'en fait sékou touré n'a rien fait ou même s'il a fait, on l'a manipulé et poussé à le faire. Que tous les complots dont il parlait à l'époque ont belle et bien existé et que la condamnation et l'exécution de tous les détenus du camp Boiro et autre sites de détentions de l'époque sékou se justifiaient. Car ceux qui y ont laissé leur peau étaient des "traitres" à la solde des puissance impérialistes donc énnemis de la jeune révolution guinéenne. Le mot "traite" et autres semblables reviennent beaucoup dans l'analyse de notre sociologue. Pour tout dire notre intellectuel planche pour cette seconde manière de voir l'histoire de notre pays, précisément celle qui couvre la période du régime de sékou touré.
Encore une fois c'est très intéressant de défendre ce point de vue, comme il est intéressant de défendre le point diamètralement opposé. Le tout est de savoir dans quelle position se trouve la vérité. En réalité l'histoire ne s'invente pas. Ce qui incombe aux guinéens de nos jours, c'est de faire mener des enquêtes impartiales sur tous les crimes ou supposés en guinée conakry, au besoin des enquêtes dilligentées par des instances internationales, pour établir une fois pour toute pourquoi certaines personnes ont été tuées, qui les a tuées, dans quelles conditions elles ont été tuées, où ont-elles été enterrées etc etc ? Oui parce que nous autres les jeunes d'aujourd'hui, à travers certains véhicules d'informations, on nous parle de cabine technique, de diète noire ou atrocités de ce genre qui ont existé pendant le régime sékou. Mais diantre! il faut qu'on sache ce qui s'est réellement passé! qui a fait quoi, au nom de quoi etc etc? Les rescapés du camp Boiro qu'ils soient guinéens ou étrangers, les fils des détenus non exécutés et exécutés au camp Boiro et autres camp de détention auraient-ils tous menti? Si tel est le cas qu'il ont menti, y a t-il eu oui ou non des exécutions d'opposants politiques à cette époque? Si oui qu'est ce qui justifiait ces exécutions, peut-être comme le dit notre sociologue, il ne s'agissait que de traitres, de comploteurs au services des puissances réactionnaires, mais cela justifiait-il pour autant toutes les atrocités dont on parle en évoquant le camp Boiro et autres ?
Je compte sur vous pour prolonger le débat, chers internautes.
15:16 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethnie, françafrique, sékou touré, guinée, peuple de guinée, portos, 1958
04.05.2008
Hitoire
L'HISTOIRE ANCIENNE
L'histoire ancienne de la Guinée est peu connue. Mais on sait que les peuples de la région se sont très tôt, au cours du Ier millénaire après J.-C., rencontrés dans la boucle du Niger, par le biais du commerce et des grandes vagues migratoires de la sous-région. Le pays participait donc directement au commerce transsaharien. La Guinée intérieure fut intégrée à l'empire du Ghana vers le Xe siècle. Au XIIIe siècle, Soundiata Keita fonda l'empire du Mali, dont la capitale, Niani, se trouvait sur le territoire de la Guinée actuelle. À partir du XIIIe siècle, des groupes peuls ont migré de la zone sahélienne vers le Fouta-Djalon, région propice à l'élevage. Ils s'imposèrent aux populations locales et s'opposèrent aux États voisins, en pleine expansion. Au XVIIe siècle, d'autres groupes peuls, convertis à l'islam, les rejoignirent. Ensemble, au XVIIIe siècle, ils lancèrent un jihad contre les "infidèles". Le Fouta-Djalon s'organisa en un État théocratique sous l'impulsion de Karamoko Alfa (1725-1750) puis de Ibrahima Sambego Sori (1751-1784). La capitale se trouvait à Timbo. L'opposition entre deux familles, les Alfaya et les Soriya, aboutit en 1837 à un fragile accord sur une alternance au pouvoir qui amenuisa la résistance du pays à la conquête coloniale. Dans les années 1870, un commerçant dioula, Samory Touré, constitua un empire en haute Guinée, avec Bissandougou pour capitale. Converti à l'islam en 1880, il donna à ses conquêtes militaires le caractère d'un nouveau jihad. Il était aidé par une puissante armée qu'il équipa de fusils fabriqués par les forgerons locaux.
L'ARRIVEE DES EUROPEENS
Les Portugais furent les premiers, au XVe siècle, à longer les côtes de la Guinée et à entrer en contact avec les populations qui s'y trouvaient. Ils installèrent des comptoirs et pratiquèrent le commerce de l'or, de l'ivoire et la traite des esclaves. Ils furent bientôt supplantés par les Britanniques et les Français. Au XIXe siècle, les Européens lancèrent des missions d'exploration vers l'arrière-pays: le Français Mollien atteignit le Fouta-Djalon et la ville de Timbo en 1818; l'Anglais Gordon Laing (1826) et le Français René Caillié (1828) atteignirent Tombouctou. En 1840, l'amiral français Bouet-Willaumez (1808-1871), futur gouverneur du Sénégal, signe les premiers traités avec des chefs locaux. En 1880, le Français Olivier de Sanderval jeta les bases de la colonisation. Le gouverneur français du Sénégal, Louis Faidherbe, comprit vite que la région des Rivières du Sud, sur la côte de Guinée, constituerait une base idéale pour progresser vers l'intérieur. En 1881, le Français Bayol signa un traité d'amitié, de commerce et de protectorat avec le Fouta-Djalon. L'almamy (souverain) Ibrahima Sori rendit alors visite à Gambetta à Paris. En 1882, Bayol devint le premier lieutenant-gouverneur des Rivières du Sud. En 1884-1885, la conférence de Berlin reconnut les droits de la France sur la région. En 1890, la Guinée devint une colonie autonome, avec Conakry pour chef-lieu. En 1893 et 1894, la Côte-d 'Ivoire et le Dahomey en furent détachés. En 1899, le Soudan français perdit la région malinké du haut Niger, annexée à la Guinée. Les Français s'implantèrent assez facilement sur la côte. L'exploitation des différends politiques dans le Fouta-Djalon rendit l'expansion coloniale relativement aisée. En revanche, en haute-Guinée, la France se heurta à de vives résistances : les troupes françaises durent livrer de durs combats contre Mahmadou Lamine, puis contre l'almamy Samory Touré. Une troupe commandée par Louis Archinard prit Kankan puis Bissandougou. L'empire de Samory Touré fut totalement envahi en 1892, mais le conquérant se tailla un nouvel État dans le nord de la Côte-d 'Ivoire. La région ne fut totalement "pacifiée" qu'en 1912, après la défaite d'Alfa Yaya Diallo.
LA COLONISATION
La France pratiqua la traite des produits licites, en grande partie confiée à de grandes compagnies commerciales. En 1914, la ligne de chemin de fer Conakry-Kankan fut achevée. Pendant les deux guerres mondiales, la métropole fit largement appel aux soldats guinéens. Le nationalisme guinéen prit de l'ampleur après la Seconde Guerre mondiale. Élu en 1945, Yacine Diallo fut le premier député de Guinée à l'Assemblée française. Le Parti démocratique de Guinée (PDG, section guinéenne du RDA), créé par Fodé Mamadou Touré et Madeira Keita, mena la lutte pour l'indépendance. Le syndicaliste Sékou Touré prit la direction du PDG en 1952. L'administration coloniale s'efforça par tous les moyens de briser la contestation. À la suite de la loi-cadre de 1956 et de la victoire éclatante du PDG aux élections territoriales de 1957, Sékou Touré fut élu président du Conseil. Le PDG devint le parti unique de la Guinée. Lors du référendum sur la Communauté française, la Guinée suivit la consigne prônée par Sékou Touré et vota "non" à 94,4 % des voix. Le 2 octobre 1958, la Guinée proclama son indépendance.
LA GUINEE CONTEMPORAINE
Ayant acquis son indépendance après avoir voté non au référendum du 28 septembre 1958, le pays devint la République de Guinée, proclamée le 2 octobre et admise à l'ONU le 12 décembre. Le chef de l'État fut, jusqu'en 1984, Sékou Touré. En 1979, il fit instituer la République populaire et révolutionnaire de Guinée. L'émigration des élites fut massive. Menant au début une politique ouvertement prosoviétique, Sékou Touré évolua ensuite vers le neutralisme, et obtint des crédits de la France et des États-Unis. Il n'en restait pas moins très hostile aux régimes modérés d'Afrique noire, et une grave crise l'opposa au Ghana, en 1966, lorsque fut renversé Kwame Nkrumah. À l'intérieur, malgré la dictature du parti unique, des oppositions se firent jour, en grande partie suscitées par les difficultés matérielles dues à une politique sacrifiant le secteur productif de son agriculture. Le chef d'État guinéen accusa ses voisins de Côte-d'Ivoire, de Guinée-Bissau, du Sénégal, de pousser à son renversement, et accrut l'oppression policière. De 1958 jusqu'à la mort de son chef charismatique, Sékou Touré, en 1984, la Guinée a été enfermée dans un système totalitaire stérilisant les dynamismes nationaux. Le parti-État et la dictature d'une caste d'origine malinké, captant la rente minière de la bauxite et pourchassant les oppositions, en particulier celle des lettrés peuls du Fouta-Djalon, finirent par étouffer le pays. Les productions auparavant exportées, banane, café, ananas, arachide, s'effondrèrent et les paysans se replièrent sur leurs terroirs pour assurer leur sécurité alimentaire. Mécontente de la décision guinéenne après son vote négatif lors du référendum du 28 septembre sur la Communauté , la France suspendit immédiatement et totalement son aide. Sékou Touré, devenu président, fit sortir son pays de la "zone franc" en 1960 et remplacer l'usage du français par les langues locales en 1968. Sur le plan économique, il choisit la voie de la "révolution socialiste", et la Guinée se tourna vers le bloc communiste (URSS et Chine) pour obtenir des aides et des financements que la France lui refusait. Sékou Touré imposa un pouvoir dictatorial qui chassa vers l'exil les chefs de l'opposition et une partie de la population. L'opposition, présente essentiellement à Paris, à Dakar et à Abidjan, s'organisa en 1965 pour tenter de renverser le président. Celui-ci ne cessa de dénoncer des complots, fomentés avec des appuis étrangers. En 1970, soutenue par les Portugais, une expédition militaire tenta une invasion depuis la Guinée portugaise, elle fut repoussée par l'armée guinéenne. En 1977, la mort en prison de Diallo Telli, ancien secrétaire général de l'OUA, souleva une très vive émotion dans l'opinion internationale. Le mécontentement grandissant de la population finit par contraindre le président à assouplir sa politique économique. Il ouvrit alors la Guinée à la coopération avec les pays capitalistes, en particulier la France. En mars 1984, Sékou Touré mourut brutalement. Il laissait un pays ruiné, des prisons pleines et des centaines de morts sous la torture. Un coup d'État militaire mené quelques jours plus tard porta le colonel Lansana Conté au pouvoir. Depuis 1985, la Guinée est engagée dans une série de réformes en rupture avec l'ancien régime. En engageant deux réformes décisives (monnaie, fonction et secteur publics), les dirigeants de la Deuxième République se sont attaqués à deux piliers essentiels de l'héritage. La réforme monétaire a abouti à la création du franc guinéen et les effectifs de la fonction publique, 84 000 personnes en 1984, ont été réduits de 50 %. Près de 300 entreprises d'État ont été fermées mais leur privatisation est laborieuse. La diaspora (2 millions de Guinéens vivraient à l'étranger), déçue, n'y contribue pas alors que la corruption et les détournements n'ont pas été éliminés. Les relations avec le FMI et la Banque mondiale se sont dégradées à partir de 1989. Les rapports avec les bailleurs de fonds sont d'autant plus difficiles que les tensions politiques sont fortes. Le processus de démocratisation a été engagé en 1990 (Constitution restaurant le mutlipartisme, mise en place d'un Conseil transitoire de redressement national remplaçant le Comité militaire de redressement national). L'élection présidentielle au suffrage universel du 19 décembre 1993 a été remportée par le général Lansana Conté (50,9 % des suffrages), mais ces résultats ont été violemment contestés par les partis d'opposition, divisés. La lente transformation politique a été parachevée en 1995 avec les élections législatives et municipales, mais la situation politique demeure plus qu'incertaine. Les affrontements entre Malinkés, Soussous et Peuls resurgissent et une nouvelle tentative de coup d'État militaire, en février 1996, montre que la situation est loin d'être apaisée. Avec 550 dollars par tête (1995), et malgré ses richesses minières, le pays demeure extrêmement pauvre. En 1999, le président Lansana Conté a confié la direction du gouvernement à Lamine Sidimé. Voici les principaux points du "projet de modification" de la Constitution qui a été adopté par référendum le 11 novembre. Ce projet a été diffusé dans la presse gouvernementale, mais l'opposition a souligné qu'il n'avait été soumis ni à l'Assemblée nationale ni à la cour suprême, et n'a pas été publié au Journal Officiel. Certains amendements envisagés dans un premier texte ont été retirés.
Art 24: Ancien: Le président de la république est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une seule fois. Nouveau : Le président de la république est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de sept ans, renouvelable.
Art 26: ancien : Tout candidat à la présidence de la république doit être de nationalité guinéenne, jouir de ses droits civils et politiques et être âgé de quarante ans au moins et soixante-dix ans au plus. Nouveau : Tout candidat à la présidence de la république doit être de nationalité guinéenne, jouir de ses droits civils et politiques et être âgé de quarante ans au moins.
Seront également modifiés les articles 1 (à propos du sceau et des armoiries de la république), 8 (renforçant l'égalité entre hommes et femmes), 88 et 89 (sur les collectivités et circonscriptions territoriales).
18:47 Publié dans La Guinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, histoire de la guinée, présentation de la guinée
03.05.2008
Echauffourées entre jeunes et forces de l’ordre dans une banlieue de Conakry
De violents incidents se sont produits ce vendredi dans la commune de Ratoma, paralysant les activités des populations des quartiers de Kipé et Kaporo, suite à une révolte des jeunes de cette zone contre la "cession de leur terrain de football à un opérateur économique guinéen,’’ a constaté APA.
Les jeunes manifestants ont investi le dit terrain situé à quelques encablures du marché de Kaporo, le long de l’artère qui mène de Kipé à Nongo, dans la banlieue de la capitale guinéenne, en emportant le sable et le gravier qui y étaient stockés.
Alertés, des éléments de la police anti-émeute et de la gendarmerie sont intervenus pour disperser les manifestants qui avaient dressé des barricades le long de la route et détruit plusieurs véhicules qui se trouvaient le long de cette voie.
Certains commerçants ont fait les frais des émeutiers qui les auraient délesté de leurs marchandises, dans ce cafouillage, a déclaré un jeune manifestant à APA.
Selon des témoignages recueillis sur place, des blessés auraient été enregistrés lors des échauffourées qui ont opposé les jeunes manifestants aux forces de l’ordre.
Le calme est revenu dans le secteur mais des fourgonnettes blindées de la police et de la gendarmerie sont toujours stationnées dans le pourtour du domaine litigieux.
Un domaine qui serait en réalité une propriété de l’Etat guinéen, où était installée une ferme avicole au temps du régime défunt, selon des sources bien informées.
Aucune réaction des autorités n’a été pour le moment enregistrée suite à ces incidents.
Source : kababachir.com, 05-02-2008-19:09:23
20:02 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, temoinsdeguinee, protestation contre le gouvernement, protestation contre la vie chère
Cellou Dalein Diallo
Cellou Dalein Diallo (3 février 1952) est un homme politique guinéen et ancien premier ministre de Guinée du 9 décembre 2004 au 5 avril 2006. Il est nommé à ce poste puis limogé par le président Lansana Conté. Il prend le poste laissé vacant pendant 8 mois après le départ en exil de l'ancien premier ministre François Lonseny Fall le 30 avril 2004. Ancien employé de la banque centrale, Diallo rejoint l'équipe du général Conté en 1995. Après avoir servi comme ministre des travaux publics, il devient ministre de la pêche et de l'aquaculture sous le gouvernement Fall. Diallo bénéficie, de par sa formation économique, d'une certaine crédibilité au niveau des instances financières internationales comme le FMI ou la Banque mondiale. Le 4 avril 2006, la radio guinéenne informe ses auditeurs que Diallo va recevoir des pouvoirs étendus, mais le programme est vite interrompu par des militaires. Le lendemain, le président Conté démet Diallo de toutes ses fonctions pour « faute grave ». Diallo est remplacé par le ministre d’État aux Affaires présidentielles, Fodé Bangoura en mai 2006. Aujourd’hui, il est le mentor de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), l’une des principales forces d’opposition en Guinée actuellement.
15:38 Publié dans Personnalités de la scène politique guinéene | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cellou dalein diallo, guinée, biographie de cellou dalien diallo, temoinsdesontemps, labé
Exclusif: Conté à Kouyaté à Kouyaté: « Si tu démissionnes, je t’arrête car il y a des choses à régler »
Le jeudi 10 avril dernier, contre toute attente, le Premier Ministre guinéen, Lansana Kouyaté, se décide de s’adresser à la presse. Une rencontre qui serait très intéressante, si à la dernière minute, elle n’avait pas été reportée sine die. Raison invoquée ? Silence et bouche cousue.
C’est vrai que tout s’est précipité à la Primature de Kouyaté, contiguë d’ailleurs au Petit Palais du Général Conté. Sinon que convoquer aussi rapidement la presse qu’on a cessé de lire, il y a de cela un bon bout de temps, paraît de tout de même surprenant de la part du Premier des ministres guinéens. Pardon. Le Premier Ministre de consensus, chef du gouvernement. Et puis, une conférence de presse, ça se prépare quand même. C’est que sûrement notre PM avait quelque chose de très très sérieux à annoncer à la population, à travers les médias, au lendemain de l’autre gifle qu’il a encore reçue de la part son patron , l’infatigable, sinon l’imprévisible Général Lansana Conté, le 4 avril dernier.
En tout cas, Kouyaté qui a pu jusque-là tout supporter a trouvé que le fardeau est devenu lourd. Ceux qui l’ont bien suivi, racontent que toute la journée du lundi 7, il n’a pas mis pied au boulot. Comment peut-il comprendre qu’un décret vienne annuler son arrêté qui donne tous les grands hôtels de Conakry et du pays à ses amis Libyens ?
Alors, la solution : Démissionner, même si ce n’est pas de son habitude. Pour éviter le sort de Cellou Dalein Diallo. Les quelques journalistes qui étaient informés de la tenue d’une conférence de presse à la Primature ne se sont pas fait prier pour y débarquer. Seulement voilà. Mis au courant qu’après cette conférence de presse, Kouyaté irait tout droit lui déposer sa lettre de démission, Conté l’a prévenu en ces termes, même avec toute la franchise qu’on reconnaît au Général : « Si tu démissionnes, je t’arrête car il y a beaucoup de choses à régler ». Lesquelles ?
En effet, beaucoup de choses sont reprochées au Premier Ministre. A part le fait que ces établissements ont été bradés, aucune disposition n’est prise pour ces nombreux guinéens qui y travaillent. Ils sont même abandonnés à eux-mêmes. Question : Kouyaté est venu donner du travail à ceux qui ont marché pour obtenir un changement ou il est venu simplement pour aggraver leur situation ?
Plus grave, notre PM est soupçonné d’encourager le favoritisme. Ces mauvaises langues n’hésitent pas pour cela à donner des exemples de gros marchés obtenus de gré à gré par ses amis, parents ou autres. Des marchés pour lesquels il devrait pourtant lancer des appels d’offres. D’autres exemples sont cités tels le cas de la société ASNAVIEdirigée par son épouse pour l’embellissement des ronds points de la capitale et celui de Laico-Guinée, cette société appartenant, dit-on, à son beau frère. Plus loin, ces mêmes parlent des bons de Kouyaté à la BCRG.
Autant de choses qu’ils souhaiteraient bien que l’audit se penche sur la Primature. Sans compter que le bureau de la Francophonie à Abidjan, son dernier poste avant qu’il ne soit bombardé Premier Ministre à Conakry, l’attend impatiemment pour justifier certaines dépenses ! Décidément, Kouyaté ne peut pas démissionner comme cela, sans être arrêté. A moins qu’il fasse comme le défunt Ministre Jean Claude Diallo, ou encore l’ancien PM Lonceny Fall qui auront profité d’une mission à l’extérieur pour prendre la tangente. Ce qui est sûr et certain c’est que la cohabitation Conté-Kouyaté vient de prendre un autre grand coup. On attend la suite. C’est plutôt la Guinée qui perd. Alors vivement le vrai changement !
Bamba Bakary Gamalo
Source: Baobab partenaire de radio-kankan
mercredi, 30. avril 2008 20:55 (CEST)
08:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, kouyaté, lansana conté, demission de conté


