
En prélude au démarrage prochain des opérations de révision des listes électorales sur l’ensemble du territoire national, le ministère de l’Administration du territoire et des affaires politiques, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et ses Partenaires financiers (UE, PNUD....) ont procédé jeudi à la clôture du programme de la session de formation des agents techniques devant assurer les opérations d’enregistrement des électeurs. Cette session qui a débuté en avril dernier a permis de former plus de 2100 agents dont 2000 opérateurs de saisie, 50 agents de maintenance et 50 superviseurs. Il faut rappeler que cette session de formation assurée par une quinzaine de formateurs de la SAGEM avait pour principal objectif de former des opérateurs de saisie en vue de leur faire acquérir des compétences nécessaires à la manipulation des équipements d’enregistrement biométrique. Ce programme de formation qui comprenait des cours théoriques, techniques et pratiques portait essentiellement sur la présentation des kits d’enregistrements et les composantes de la valise, du logiciel de saisie des données d’état civil et des éléments biométriques sur la photographie et les empruntes digitales numérisées. A cela, il faut ajouter la maintenance, l’organisation du travail des opérateurs, le planning, le contrôle de qualité, l’analyse des problèmes et actions correctives le tout ponctué par des exercices pratiques. Ces agents techniques ainsi formés seront repartis dans les 978 Commissions Administratives de Révision des Listes Électorales (CARLE) afin d’appuyer le processus technique d’enregistrement des électeurs.Le président de la CENI a mis un accent particulier sur la formation des opérateurs techniques à l’enregistrement car dit-il, la fiabilité du fichier dépendra de leur compétence technique et professionnelle. C’est pourquoi Ben Sékou Sylla a invité les opérateurs au sens élevé de la responsabilité puisque, poursuit-il, sans un fichier propre et fiable il ne peut y avoir des élections libres et transparentes… « Les premiers acteurs de ce processus c’est vous » dira t-il en substance. Madame Perrogrossi représentante de l’Union Européenne en Guinée quant à elle, se dit rassurée car, dit-elle, avec les perturbations que le pays a connu ces derniers temps beaucoup se posaient des questions sur la tenue de ces élections. Elle dira que cette cérémonie de clôture de la formation des agents de recensement témoigne de la volonté du gouvernement de poursuivre le processus mais attend tout de même la confirmation des nouvelles autorités quant au respect du calendrier électoral. Madame Perrogrossi a en outre insisté sur le respect par le gouvernement de la volonté de la population à aller aux élections. Adama Koulibaly directeur pays au PNUD renchérit en disant qu’avec l’assemblage, l’initialisation des kits et la formation des agents techniques du recensement, le processus électoral est résolument engagé. Les représentants de partis politiques ont également mis cette occasion à profit pour exprimer leur inquiétude quant à la lenteur et le manque de volonté politique du gouvernement pour la tenue des législatives. Chose qui, il faut le dire ne surprend plus le guinéen. Car la situation en est arrivée en Guinée où une grande partie de la population de la population est un peu plus "vaccinée" de la chose politique. Ce qui fait que le système qui est en place - même le gouvernement qui vient d'être formé - éprouve des rétiscences pour aller à des élections justes et transparantes, car n'ayant aucun antécédant politique, économique, social qui milite en sa faveur. Lasuite nouys édifiera certainement plus.