23.05.2008
Ah la politique! quand tu nous tient!
http://www.falkap.org/, l'espace virtuel entièrement consacré à l'exPM Lansana Kouyaté. En fait l'analyse est profonde, critique, pertinente et reflète de manière générale ce que tout observateur de la scène guinéenne qui ne fait pas partie du rouage de Conté, répète à longeur de journée. Pour certains il ne convient même plus d'évoquer le régime de ce général inculte et son système, car le faire ou même ne pas le faire ne changera rien. Certains préfèrent verser dans le mystique en estimant qu'une malédiction suit notre pays ou qu'il est puni par Allah lui-même du fait de la malhonnêteté des guinéens. Mais bon ...La révocation, hier, du Premier ministre de large consensus Monsieur Lansana Kouyaté, achève ainsi de convaincre que Conté, ce Chef d’Etat qui dort au bureau ; injurie publiquement collaborateurs et ministres ; ne participe plus à aucun conseil des ministres ; dit et se dédit en public …n’est pas prêt à céder à la volonté clairement exprimée par le peuple de Guinée, voilà un (01) an : quitter définitivement la scène publique et politique pour faire place à une génération de dirigeants plus compétents, plus aptes.
Le décret pris hier est un pied de nez aux syndicats et à la société civile, qui ont cru naïvement, et trop tôt, que le vieux Général avait abdiqué. C’est une erreur et voici pourquoi.
Premièrement, les Accords dits tripartites, librement signés par le Président Conté, c’est-à-dire à l’un de ses rares moments de lucidité, était continuellement violé, ce depuis décembre 2007. Le premier acte de cette bravade est sans conteste la signature, l’année dernière, du décret de restructuration de l’Administration guinéenne, ‘’rétrocédant’’ pourrait-on dire maladroitement toutes les prérogatives du Premier ministre au Secrétaire général de la Présidence de la république. Contre cet acte de défiance, personne, des syndicats à la société civile, n’avait osé broncher.
L’acte deux a consisté pour le Chef de l’Etat à violer encore la lettre et l’esprit des Accords en limogeant, dans un contexte où les termes mêmes desdits Accords le lui interdisaient, l’un des ministres les plus en vue, sinon des plus dévoués pour la cause de la nation, Justin Morel Junior, des NTI.
L’acte trois a consisté pour le camp présidentiel à se rebeller systématiquement contre toute initiatives allant dans le sens du changement et de la sérénité des Guinéens. En accélérant le processus de mise à mort du Gouvernement de consensus. Il y a d’abord cette sulfureuse affaire ‘’Chantal Cole’’. Du nom de cette mystérieuse demoiselle, prostituée de luxe nous apprend-on. Affaire transformée par les hommes de la Présidence une véritable affaire d’Etat ; au point de susciter un débat honteux à l’Assemblée nationale. Ensuite, l’annulation de l’arrêté du Premier ministre concédant à des partenaires privés la rénovation des hôtels abandonnés de Conakry. Enfin, et pêle-mêle, les enquêtes sur les tueries de 2007, le compte minier guinéen délocalisé à la BNP Paribas….
Si ces faits non pas de lien direct avec le décret d’hier, tout porte à croire que leur proximité dans le temps a contribué à créer les conditions de la friction entre la Présidence et la Primature.
En tout état de cause rien de ce qui précède ne justifie l’acte de violation de l’esprit et de la lettre du compromis guinéen, les Accords tripartites signés l’année dernière entre la Présidence, les syndicats et la société civile. Ce n’est ni plus ni moins qu’un acte de haute trahison et qui a fini par révéler à la communauté nationale et internationale le caractère à la fois rétrograde et ubuesque du Premier des citoyens guinéens. Le départ de Lansana Kouyaté ouvre la voie à toutes les incertitudes, aux angoisses de l’après Gouvernement de Consensus mais surtout à toutes les interrogations sur le destin de cette Guinée des ‘’occasions perdues’’.
10:40 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lansana kouyaté, lansana conté
13.05.2008
Quand la spéculation devient dangereuse
"Le PM semblerait être plus prêt parce qu’il aurait désormais une armée de rebelles (à savoir que la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens)."
Ce titre est paru chez nos confrères de http://www.guinea-forum.org/. Dans celui-ci l'auteur Jacques Kourouma laisse entendre que Mamadou Sylla et principalement sont entrain en ce moment de s'agiter dans l'ombre pour faire partir le général conté du pouvoir en Guinée ou alors en cas de décès de celui-ci, être les successeurs. Ce n'est pas à exclure. Mais des granves accusations sont proférées AU CONDITIONNEL par l'auteur lui-même. Il faut peut-êre vérifier de telles informations avant de les publier, mais aussi pour nous lecteur, avant de les croire. Il dit en substance que " la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens". Bon on ne sait pas quelle preuve il a pour avancer de telles choses. On ne va même pas s'avancer dans la spéculation, sinon on serait entrain de faire comme Monsieur Jacques Kourouma. Mais ce qui est sûr pour nous autres qui vivons en Côte d'Ivoire et qui avons vécu toutes les crises qu'il y a eu ici, nous pouvons dire que les ivoiriens eux-mêmes n'ont jamais accusé de guinéens dans leur rebellion, mais des burkinabés pour la plupart. C'est ce qui explique le lourd tribut que ceux-ci ont dû payer au cours de la guerre, en termes de pertes en vies humaines etc.
C'est tout ce que nous pouvons dire.
10:43 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, lansana kouyaté, mamadou sylla
Quand la spéculation devient dangereuse
"Le PM semblerait être plus prêt parce qu’il aurait désormais une armée de rebelles (à savoir que la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens)."
Ce titre est paru chez nos confrères de http://www.guinea-forum.org/. Dans celui-ci l'auteur Jacques Kourouma laisse entendre que Mamadou Sylla et principalement sont entrain en ce moment de s'agiter dans l'ombre pour faire partir le général conté du pouvoir en Guinée ou alors en cas de décès de celui-ci, être les successeurs. Ce n'est pas à exclure. Mais des granves accusations sont proférées AU CONDITIONNEL par l'auteur lui-même. Il faut peut-êre vérifier de telles informations avant de les publier, mais aussi pour nous lecteur, avant de les croire. Il dit en substance que " la plupart de ces rebelles dits ivoiriens sont des ressortissants guinéens". Bon on ne sait pas quelle preuve il a pour avancer de telles choses. On ne va même pas s'avancer dans la spéculation, sinon on serait entrain de faire comme Monsieur Jacques Kourouma. Mais ce qui est sûr pour nous autres qui vivons en Côte d'Ivoire et qui avons vécu toutes les crises qu'il y a eu ici, nous pouvons dire que les ivoiriens eux-mêmes n'ont jamais accusé de guinéens dans leur rebellion, mais des burkinabés pour la plupart. C'est ce qui explique le lourd tribut que ceux-ci ont dû payer au cours de la guerre, en termes de pertes en vies humaines etc.
C'est tout ce que nous pouvons dire.
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12.05.2008
L’impossible challenge de la France et de ses complices : ‘’tuer‘’ Sékou historiquement.
Tel est le titre d'un article publié dans kababachir.com en date du 10/05/2008 dans lequel, l'auteur Aboubacar Soumahoro, sociologue tente de dénoncer, selon lui, une certaine volonté de la France de faire disparaître Sékou Touré en tant qu'acteur de référence de l'histoire guinéenne et du monde. Encore une fois, nous ne voyons rien concernant l'auteur. On ne sait pas qui il est, ni ce qu'il fait, où il vit bref un certain nombre d'informations sur lui qui nous feraient voir à qui nous avons affaire et quellesorte de jugement nous pouvons avoir face à son argumentation. Mais passons cette étape puisque tous les sites guuinéens font en fait la même erreur.
En ce qui concerne l'article lui-même, pour nous inscrire dans notre logique de témoins vous et moi à travers ce blog, reprenons-le entièrement et voyons ce que nous pouvons en dire. On pourrait nous rétorquer alors, nous même qui sommes pour dire quoi que ce soit sur ce que disent les autres. Quelle qualité avons-nous pour dire sur ce que disent les autres? Eh bien nous sommes guinéens tout simplement, donc en tant que tel tout ce qui concerne notre pays peut retenir notre attention au point qu'on en dise quelque chose. Ceci étant dit tel est notre article:
"Petit rappel
En 1958, la République française consulte ses colonies, le plus officiellement du monde, sur leur avenir. Notre pays, la Guinée, choisît alors sa souveraineté totale, au cours d’un Référendum en bonne et due forme.
Mais c’était vraisemblablement une arnaque, puisque ladite République française déclenche aussitôt un cycle de sabotages économiques et financiers, et de complots incessants, en s’appuyant sur des ‘’ Guinéens ‘’ immatures, même s’ils pouvaient revendiquer des titres et des diplômes à l’époque.
Au sujet de ces sabotages et complots, des Français de France, des ‘’originaux ’’ authentiques, officiels et officieux, depuis trente ans bientôt ont publié moult livres et articles, dans lesquels ils reconnaissent avec force détails, et avec un cynisme cavalier, tout ce qu’ils ont fait, et avec qui ils l’ont fait, pour plonger la Guinée et son peuple dans la tourmente de façon durable.
Des gens comme Roger Faligot et Daniel Krop, Pierre Messmer, François Mitterrand, Jacques Foccart, Pierre Péan, Maurice Robert, et j’en passe, ont tous témoigné de la terrible et infernale situation de guerre, de nature ’’ terroriste-d’Etat’’, où ils ont totalement et entièrement plongé la Guinée de 1958 à 1984. Et puis, d’excès en excès, monstrueusement, on avait tout de même vu cette ignoble persécution culminer à l’occasion de l’Agression impérialo-portugaise du 22 Novembre 1970 !
Bien plus tard, après la mort et les funérailles grandioses, et encore inégalées, du Président Ahmed Sékou Touré, on avait bien vu la France et sa horde satanique venir ici, chez nous, faire kidnapper tous les parents et fidèles compagnons de notre défunt président et de notre peuple, sélectionnés par centaines au sein de son ethnie, à de rares exceptions près, même si ces exceptions ont concerné des monuments de notre histoire (El hadj Lansana Béavogui, N’famara Keïta …), et tous occis à Kindia très rapidement, dans une ambiance d’hilarité démoniaque et facétieuse.
Sans procès aucun, à part celui imaginaire que Bassirou Barry, alors ministre d’une justice on ne peut plus félonne, avait proclamé dans un mensonge indigne même d’un esclave !
Aujourd’hui encore, revoilà la Françafrique voyou, par RFI interposée, qui va tenter d’occulter toute cette criminalité hideuse, et toute la délinquance ‘’droguée’’ et effrontée qu’elle avait instituée contre notre peuple, et dont les effets ont durablement installé celui-ci dans une misère imméritée, où il se débat encore de nos jours. Une misère dont le côté humain est le plus dégoûtant, le plus dramatique.
D’authentiques traîtres guinéens et des comploteurs de toutes origines, n’ayant jamais eu d’autre vocation que la conspiration d’égout, ont été arrêtés en Guinée en flagrant délit, ont été jugés et condamnés par les instances les plus représentatives de notre peuple, érigées en tribunaux populaires légaux et légitimes. Et voilà que maintenant au terme d’un banditisme criard, prôné par des lobbies constitués et sustendus par la Françafrique, on veut faire de la prestidigitation en occultant l’autorité de la chose jugée, et en érigeant sur des stèles de la honte, ces traîtres et comploteurs, présentés en ‘’victimes’’. Il en est même qu’on tente d’ennoblir, par exemple : Naby Youla, nommément désigné par Maurice Robert dans son livre « Le Ministre de l’Afrique » comme un ‘’Honorable correspondant’’. C’est en effet lui que, par suite d’une logique supra-humaine, notre gouvernement vient de ‘’nommer’’ comme ‘’président’’ d’une explosive et combien dangereuse ‘’commission de dialogue et de réconciliation’’, dont la vocation explicite est la substitution du mensonge et de la haine d’éléments pourris de la Guinée, à la vérité de notre histoire comme si cela était possible !!!
Dès lors, avant tout débat national, aussi pipé qu’on puisse le pressentir, RFI a déjà tranché…
Elle prône déjà les épithètes et les quolibets d’un journalisme de caniveau, nauséabond et incitateur à des confrontations sanglantes. Elle a déjà décidé que les ’’Guinéens’’ allaient ‘’s’exprimer sur les exactions du régime de Sékou Touré’’. Sans politesse et sans égard aucun pour la misère de notre peuple, victime réel et unique de la France, RFI a déjà désigné des ‘’bourreaux’’ à la dimension de ses jeux macabres dont la Guinée a déjà tant souffert. Elle oublie que le peuple de Guinée s’était déjà fait une idée desdits ‘’bourreaux’’ lorsque, dans les années 1985 à 1993, des forces occultes d’extraction françafricaine étaient venues programmer ici, comme au Rwanda à la même époque, un génocide bien précis. Lorsqu’alors des gens mal contenus avaient dit vouloir ’’finir’’ une certaine ethnie en Guinée, pour aller plus tard ‘’en cas de besoin’’, aller chercher la semence dans un de nos pays voisins !
La françafrique en Guinée, maintenant, avec les ‘’ayants droit’’ d’apatrides guinéens manipulés d’antan’’, de ‘’traîtres professionnalisés qui étaient nés ici’’, et de ‘’comploteurs impénitents’’, victimes uniquement de leur propre bêtise, la françafrique dis-je, dans les derniers soubresauts, surréalistes et atterrants, de son agonie irréversible, veut encore insulter notre peuple qu’elle méprise. Qu’elle a toujours méprisé. Elle veut faire juger les héros de notre indépendance et ses défenseurs par des comparses qu’elle avait utilisés pour saper notre essor.
Si les Naby Youla et autres Portos, nos traîtres à nous, ces ‘’Français politiques anti-guinéens’’, sont réellement des conciliateurs valables, pourquoi ne s’agiteraient-ils pas en France, avec les descendants des Pétainistes et des autres collaborateurs pro-nazis, pour donner la parole à ceux-ci contre les De Gaule et les Jean Moulin de la Résistance ?
Alors, il faut que la françafrique et ses comploteurs, traîtres et consorts sachent bien, et une fois encore pour toutes, que notre pays les méprise le plus profondément que possible. Et comme en Septembre 1958 et en Novembre 1970 notamment, (c'est-à-dire : ‘’entres autres’’, car des dates de ce genre en matière d’écrasement de punaises et de taupes, la Guinée a en eu trop !), ils trouveront toujours notre peuple sur leur chemin.
A bon entendeur salut !"
Voilà qui dit et bien dit. Ce que nous pouvons retenir c'est que, ce que notre noble sociologue appelle "françafrique" est entrain de se déployer dangereusement, à travers notamment des organes de presse ou tout autre moyen, de se déployer en Guinée et falsifier l'histoire de notre pays sur toute la ligne, surtout celle concernant la période sékou touré. Que contre cette situation il s'insurge avec la plus grande vigueur dont ce texte est l'illustration même sinon l'une des illustrations. Cela c'est sur la forme. Sur le fond, ça devient plus intéressant. Aujourd'hui il est presque de notoriété publique que le régime de sékou touré a fait plus de mal à notre pays qu'il n'a fait de bien. Cette thèse est défendue bec et ongle par une grande partie de la population guinéenne. Il n'est pas anécessaire de revenir sur tous les arguments qu'avancent les tenants de cette thèse, nous les connaissons tous et il se trouve que de nos jours il existe des personnes qui témoignent quotidiennement de ce que, eux, leurs parents, leurs amis etc sont tombés sur les balles ou autres exactions du régime sékou. Mais nous savons également qu'à côté de cela, il existe des guinéens qui sont profondément convaincus qu'en fait sékou touré n'a rien fait ou même s'il a fait, on l'a manipulé et poussé à le faire. Que tous les complots dont il parlait à l'époque ont belle et bien existé et que la condamnation et l'exécution de tous les détenus du camp Boiro et autre sites de détentions de l'époque sékou se justifiaient. Car ceux qui y ont laissé leur peau étaient des "traitres" à la solde des puissance impérialistes donc énnemis de la jeune révolution guinéenne. Le mot "traite" et autres semblables reviennent beaucoup dans l'analyse de notre sociologue. Pour tout dire notre intellectuel planche pour cette seconde manière de voir l'histoire de notre pays, précisément celle qui couvre la période du régime de sékou touré.
Encore une fois c'est très intéressant de défendre ce point de vue, comme il est intéressant de défendre le point diamètralement opposé. Le tout est de savoir dans quelle position se trouve la vérité. En réalité l'histoire ne s'invente pas. Ce qui incombe aux guinéens de nos jours, c'est de faire mener des enquêtes impartiales sur tous les crimes ou supposés en guinée conakry, au besoin des enquêtes dilligentées par des instances internationales, pour établir une fois pour toute pourquoi certaines personnes ont été tuées, qui les a tuées, dans quelles conditions elles ont été tuées, où ont-elles été enterrées etc etc ? Oui parce que nous autres les jeunes d'aujourd'hui, à travers certains véhicules d'informations, on nous parle de cabine technique, de diète noire ou atrocités de ce genre qui ont existé pendant le régime sékou. Mais diantre! il faut qu'on sache ce qui s'est réellement passé! qui a fait quoi, au nom de quoi etc etc? Les rescapés du camp Boiro qu'ils soient guinéens ou étrangers, les fils des détenus non exécutés et exécutés au camp Boiro et autres camp de détention auraient-ils tous menti? Si tel est le cas qu'il ont menti, y a t-il eu oui ou non des exécutions d'opposants politiques à cette époque? Si oui qu'est ce qui justifiait ces exécutions, peut-être comme le dit notre sociologue, il ne s'agissait que de traitres, de comploteurs au services des puissances réactionnaires, mais cela justifiait-il pour autant toutes les atrocités dont on parle en évoquant le camp Boiro et autres ?
Je compte sur vous pour prolonger le débat, chers internautes.
15:16 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethnie, françafrique, sékou touré, guinée, peuple de guinée, portos, 1958
06.05.2008
La problématique du changement en Guinée
Les guinéens doivent savoir ce qu'ils veulent : le changement ou le retour aux enfers
Tel est le titre d'un article signé Thierno Sow, l'analyste politique de tamsirnews, un site d'information guinéen basé certainement en Guinée Conakry. D'emblée Nous souhaitons attirer l'atention de tout un chacun que bien des articles pointus, en un appréciable dans tous les sens du terme, le lecteur reste toujours ou presque toujours sur sa faim; car ne sachant rien en fait de celui qui écrit. Il est bien de préciser qu'on analyste politique de tamsirnews, mais il faut peut être ajouter un peu en dire un peu plus. Car certains articles portent juste un nom de l'auteur et quelques fois une photos. La conséquence c'est qu'il subsiste un doute quant à la l'objectivité de ce qui est dit dans l'article. Car il peut s'agir simplement d'un propagandiste à la solde de quelques politicards, ou de quelques idéologies lugubres, ce qui invaliderait de fait tout ce que l'auteur avance. Mais bon... Suivons l'analyse de Monsieur Sow, analyste politique de tamsirnews.
"Depuis un certain temps des guinéens de tout acabit s'agitent autour de Cellou Dalein Diallo. Si chacun est libre d'avoir des convictions et de les exprimer, il n'en demeure pas moins que l'agitation autour de Cellou peut agacer une bonne partie de l'opinion publique. Ce qui est surprenant c'est que le phénomène Cellou intervient après les luttes mémorables de janvier et février 2007. A cette époque, les guinéens ont déclaré sans ambages qu'ils voulaient le CHANGEMENT. La preuve est que les contestations les plus remarquées ont éclaté après la nomination de Eugène CAMARA. Ce dernier a été rejeté jusque dans son N'Zérékoré Natal au nom du CHANGEMENT. Les gens n'avaient rien de particulier à reprocher à Eugène sinon sa proximité durant une dizaine d'année avec Lansana Conté. Pourquoi rejeter Eugène CAMARA au nom du changement et accueillir Cellou Dalein DIALLO en espérant le même changement ? Cela ressemble à une plaisanterie de mauvais goût. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux recyclé. Cellou a, à plusieurs égards, été plus proche de Conté qu'Eugène CAMARA. Si Conté doit être jugé pour son bilan catastrophique, Cellou Dalein l'accompagnera à la barre au même titre que les Moussa Solano, Réné Gomez, Facinet Fofana, Kader Sangaré, Lamine Sidimé, Chérif Bah, Fodé Soumah, Cheick Camara… Les guinéens ne doivent pas oublier que Cellou était dans le Gouvernement de Conté quand il a décidé de raser Kapora Rails. Jusqu'à présent, il existe des milliers de familles en Guinée qui ne sont pas remises de cette catastrophe humanitaire. Quand Ba Mamadou a été arrêté en 1998 autour de cettef même affaire, Cellou faisait partir de ses bourreaux. Il est étonnant que ce même Ba Mamadou lui cède la présidence de son parti. Bien sûr, les dessous de table ont des raisons que la raison peut ignorer. Le peuple meurtri de Guinée doit se rappeler que si Conté est aujourd'hui au pouvoir c'est parce que des opportunistes de la trame de Cellou Dalein, Sidimé, Kader Sangaré, Somparé et bien d'autres lui ont permis de modifier la constitution en 2001. En 2001, Cellou a fait le tour du Foutah pour faire avaliser le référendum auprès des paysans meurtris et abandonnés. Les guinéens doivent savoir que si des jeunes guinéens sont prêts aux sacrifices les plus folles pour quitter l'enfer guinéen et gagner l'Europe c'est parce que les Cellou ont mal géré ce pays. Les guinéens doivent comprendre que si Mamadou Sylla peut narguer aujourd'hui les guinéens c'est grâce à la bénédiction de Cellou. C'est au moment où ce dernier gérer le département des transports que la compagnie Nationale Air Guinée, symbole de la souveraineté Nationale, a été léguée à Mamadou Sylla sans qu'il ne verse même un franc symbolique. Cellou est en grande partie responsable de la déliquescence de l'Etat de guinéen. Quand il était Premier Ministre, il a subi des défiances publiques de la part de ses ministres. Il a été désavoué à plusieurs reprises par des ministres sans lever le petit doigt. C'est lui qui a conduit la Guinée à l'histoire des décrets et contre décrets juste parce qu'il a voulu s'accrocher à un pouvoir qui ne détenait pas. J'entends des gens dire qu'ils soutiennent Cellou parce qu'il est un grand bâtisseur. J'aimerais les croire. La route Kouroussa-Kankan-Siguiri-Kourémalé et les points sur le Niger et la Fatala seraient ses œuvres tout comme l'autoroute Tombo-Gbéssia qui après cinq ans d'exécution est loin de finir. Ceux qui mettent en avant ces petites réalisations oublient que Cellou a été responsable du département des Travaux publics pendant 8 bonnes années. En 8 ans il n'aurait réalisé que moins de 800 km de route et deux ponts. Soit moins de 100 km par an et un pont tous les 4 ans. Il n'est pas étonnant qu'à ce jour la Guinée soit le pays le plus enclavé de la sous-région. Pendant le règne de Cellou, le Foutah et la Forêt n'ont bénéficié d'aucune goutte de goudron. Pendant ce temps, il a cautionné le butumage des routes inter villages à Koba pour faire plaisir à son patron Conté. A chaque saison des pluies, la Forêt, le grenier du pays, est coupé du reste de la Guinée. Au Foutah, les préfectures de Mali, Lélouma, Koubia, Tougué, Gaoul et Koundara ne connaissent pas encore à quoi ressemble une route butumée. Il en est de même de Télimélé en Basse Guinée, Mandiana et Kérouané en Haute Guinée, Youmou, Lola en Forêt. La route Mamou-Labé est impraticable et son tracé qui remonte à l'époque colonial est source de beaucoup d'accident. Cellou n'a même pas pensé à la route Labé-Dalein. Et pourtant quand il a été débarqué en avril 2006 comme mal propre, il s'est réfugié à Dalein pour pleurer auprès des siens. Quelqu'un qui ne s'aime pas ne peut pas aimer autrui. Cela est une vérité universelle. La Guinée est à la croisée des chemins. Si les guinéens veulent le véritable changement, ils ne doivent pas se retourner vers ceux qui sont responsable de leur misère actuelle. La Guinée compte plus de 10 millions d'hommes et de femmes. Sûrs que parmi cette masse, il existe des guinéens neufs, patriotes, compétents et qui ont des ambitions pour ce pays. A coup sûr Cellou n'est pas de ceux-là. Pour paraphraser Francis Blanche, je dirais « Face à leur malaise qui est profond, il vaut mieux que les guinéens réalisent le véritable changement que changer de pansement ». C'est aussi simple que cela".
Nous ne dirons pas grand chose sauf que l'analyse de Monsieur Sow est vraiment pertinente. Oui parce qu'il faut savoir ce que les guinéens entendent par changement. Est-il question de changement tel qu'on le connait dans son sens exact ou est-il question de pseudo-changement où on prend les mêmes et on recommence? Le changement c'est l'action de changer, autrement de passer d'un point de quelque chose à un autre point de la même chose, ou alors en vertu même de ce changement à une autre chose, qualitativement et/ou quantitativement ou l'inverse. Il faut s'interroger avec Monsieur pour savoir quel changement les guinéens veulent, vu l'engouement qu'ils portent à certains caciques du régime Conté comme cellou dalein diallo. Oui parce que ce monsieur en un rien de temps a pu conquérir le coeur de tous les siens, oui car c'est de cela qu'il est d'abord question. En sorte qu'on en est arrivé avec l'UFDG à une sorte de coalition des forces vives du Fouta Djallon avec interdiction à quiconque de porter un jugement critique à cet état de fait. Toute personne rappellant que cellou a "bouffé" sous conté, que donc comme tel il n'est pas credible et ne peut pas envoyer le changement en Guinée, s'il est peul, est considéré comme un malpropre qui tente de semer la discorde entre les siens.
13:29 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : changement en guinée, cellou dalein diallo, eugène camara, détournement de déniers publics en guinée
De quoi il est question
Il est simplement question de réagir à notre manière, dire ce que nous pensons de certaines choses que nous voyons dans certains sites qu'ils soient guinéens ou non, traitant de l'actualité guinéene ou non. La propension sera ici, certains comprendront pourquoi, celle d'articles critiques, qui ont ce quelque chose qui fait qu'ils sortent de l'opinion communément admise, ou en tout cas celle admise par la majorité. Car c'est cela aussi dont la Guinée a besoin. Une diversité dans la manière de penser. Nous avons pensé pendant près de 50 ans de la même manière. Le temps est certainement en Guinée pour les gens de dire toutes les choses, mais aussi des choses toutes choses, pour la simple raison qu'ils le pensent. Alors tous ceux diront des choses qui à première vue, tendent à scandaliser, ont droit de citer ici.
13:06 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : analyse de l'actualité guinéenne, articles sur les sites guinéens, sites guinéens


