17.06.2008

Guinée: Un nouvel otage pris par les policiers mutins

a825000968.jpgL'ancien Inspecteur général de la police Guinéenne, Elhadj Madifing Diané à été à son tour pris en otage, ce lundi soir aux environs de 18 heures TU à la base de la CMIS( Compagnie Mobile d'Intervention Spéciale), sise au quartier Camayenne, commune de Dixinn par les policiers qui sont en mutinerie depuis ce lundi 16 juin 2008. Cet officier qui est actuellement l'un des plus proches Conseillers du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, le Dr. Mamadou beau Kéïta et qui jouirait, selon certains témoignages, d'une certaine estime des policiers, venait pour tenter de jouer au médiateur dans cette crise qui est en train de secouer la police nationale. Cette aventure qu'il aurait sans doute voulue une réussite spectaculaire, a tout simplement tourné en véritable cauchemar ou mésaventure pour ce grand flic qui n'aura finalement pas pu décrocher entre les mains des policiers en colère son 'visa de retour'. Il vient ainsi rallonger la liste de hauts cadres policiers ,Sekou Mohamed Bangoura DG de la police Nationale( sur la photo), le Directeur de l'OCAD... qui se sont vus pris impuissants au piège des policiers insurgés lors de leur rassemblement tenu ce lundi matin au siège de la CMIS, le QG des policiers en rébellion. Faut-il cependant préciser qu'après l'arrestation de ces officiers et la casse de l'armurerie de la CMIS, ce lundi matin, les policiers auraient reçu, d'après nos informations, la visite du général de division Diarra Camara, Chef d'état major général de l'armée. Il s'y était déplacé en plus de ceux qui étaient dans sa voiture de commandement avec un pick-up de gardes du corps, des bérets rouges lourdement armés. Il y a été dépêché pour s'enquérir de la réalité et écouter les revendications posées par les hommes en tenue noire. Ceux-ci lui auront transmis leur plate-forme revendicative pour qui de droit. Mais avant de quitter la CMIS et en dépit de son impressionnante ceinture de gardes rapprochés, l'émissaire, le général Diarra Camara aurait reçu sa 'bonne dose' d'avertissements. Lorsque les policiers lui ont lancé une bombe lacrymogène l'obligeant à évacuer en catastrophe les lieux. En outre, il est à préciser que durant toute la nuit passée, les armes continuaient à crépiter de plus belle à la CMIS et au niveau de la direction nationale de la police qui se trouve non loin à Coléah, commune de Matam.

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