20.06.2008

Guinée: Formation du Gouvernement Souaré

610x.jpgDecrét présidentiel : La liste complète des membres du gouvernement
Ministre chargé de la Réconciliation Nationale, de la Solidarité et des
Relations avec les Institutions : Amadou Oury Bah

La RTG vient d'annoncer la composition du nouveau gouvernement dirigé par Ahmed Tidiane Souaré nommé Premier ministre le 20 mai dernier en remplacement de Lansana Kouyaté.

La composition de l'équipe gouvernementale :

1 Ministre des Affaires Étrangères : Amadou Lamara Bah
2 Ministre de la Défense Nationale : Almamy Kabélé Camara
3 Ministre de l'Administration du Territoire et des Affaires Politiques : Sékou Bangoura
4 Ministre du Plan et de la Coopération : Djigui Camara
5 Ministre du Développement Durable et de l'Environnement : Papa Koly Kourouma
6 Ministre de la Décentralisation et du Développement Local : Ibrahima Diakité
7 Ministre de la Sécurité et de la'Protection Civile : Mohamed Damba
8 Ministre de la Justice et Garde des Sceaux : Bachir Touré
9 Ministre de l'Économie et des Finances : Dr. Ousmane Doré
10 Ministre du Contrôle d'État et de la Bonne Gouvernance : Souleymane Cissé
11 Ministre chargé des Guinéens de l'Extérieur et de l'Intégration Africaine : Harouna Bérété
12 Ministre chargé de la Réconciliation Nationale, de la Solidarité et des
Relations avec les Institutions : Amadou Oury Bah
13 Ministre de la Reforme Administrative et de la Fonction Publique : Mme Makalé Traoré
14 Ministre de la Promotion de l'emploi jeune : Amadou Diallo
15 Ministre des Mines et Géologie : Ahmed Kanté
16 Ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique : Ansoumane Condé
17 Ministre de l'Agriculture : Dr. Mahmoud Camara
18 Ministre de l'Élevage et de la Protection Animale : Elhadj Diao Kanté
19 Ministre de la Pêche et de l'Aquaculture : Youssouf Sylla
20 Ministre du Commerce et de la Compétitivité : Yacine Barry
21 Ministre du Développement Industriel des PME et de l'Artisanat : Youssouf Diallo
22 Ministre des Transports : Cheick Traoré
23 Ministre des Travaux Publics : Amadou Porédaka Diallo
24 Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat : Saïdouba Camara
25 Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Gnanga Komata Gomou
26 Ministre de l'Enseignement Pré Universitaire et de l'Éducation Civique : Ousmane Souaré
27 Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Sanoussy Kaba
28 Ministre de la Santé et de l'Hygiène Publique : Mariam Béavogui
29 Ministre des Affaires Sociales de la Promotion Féminine et de l'Enfance : Germaine Mangué
30 Ministre de la Jeunesse et des Sports : Issa Condé
31 Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de
l'information : Tibou Kamara
32 Ministre du Tourisme : Mme Bah Maïmouna Diallo
33 Ministre de la Culture des Arts et Loisirs : Aly Gelbert Ifono
34 Ministre Secrétariat Général de la Présidence de la République : Sam Mamady Soumah
35 Secrétariat Général du Gouvernement : Amadou Oury Diallo (confirmé)
36 Secrétariat Général des Affaires Religieuses : Nabanyou Chérif (confirmé)

17.06.2008

Emeutes de policiers à Conakry

Après les militaires, c'est le tour des forces paramilitaires.image.php?show=news_images&type=image&iid=1288 Lundi 16 juin, les agents de services de polices guinéennes ( routière, sécurité, protection civile...) ont déclenché spontanément un mouvement de grève à Conakry, la capitale guinéenne. Ils réclameraient, entre autres, le rappel des policiers recrutés en 2006, l'intégration immédiate des dernières recrues, des avancements en grade, le ravitaillement en riz, la libération de certains de leurs camarades détenus à la Maison Centrale de Coronthie. Pour manifester leur colère, ils ont procédé à des tirs à l'arme automatique, barricadé plusieurs routes et pris en otage certains hauts cadres de la police. En un mot, les policiers imitent les militaires qui se sont faits entendre par ce genre d’actions. Le mouvement de grève de ce lundi a démarré aux environs de 8 heures. Les automobilistes et autres usagers de la route ont été surpris de ne voir aucun policier au niveau de différents carrefours de Conakry. Ce qui a créé un embouteillage monstre, notamment à Bambeto, un quartier chaud de la haute banlieue de Conakry. Le trafic a été également très dense du côté du Pont des Pendus du 8 novembre. Surtout du fait des tirs nourris en provenance de la base de la Compagnie Mobile d'Intervention et de Sécurité (CMIS) de la Camayenne. Des agents de la CMIS n'ont pas hésité à barricader la route, réquisitionnant des véhicules et brisant les vitres de certains taxis. M. Sékou Mohamed Bangoura, directeur national de la police, qui était venu aux nouvelles, M. Mara Thermite, directeur de l'Office Central Anti-Drogue ( OCAD), Alpha Oumara Baldé, directeur général adjoint de la CMIS et Mamadi Mansaré, directeur général de la Sûreté Urbaine de Conakry auraient même été pris en otage et séquestrés. Le Général Diarra Camara, chef d'état-major général de l'Armée qui était allé négocier avec les policiers aurait également été conspué. On lui aurait gentiment demandé d'aller voir ailleurs, puisque ce n'est pas une affaire militaire. Le mouvement des policiers fait suite à la revendication des soldats du Camp Alpha Yaya qui, suite à leur mouvement de grève du 23 au 30 mai dernier avaient obtenu satisfaction. Ces crises récurrentes en Guinée dénotent d'un climat de fin de règne du Président Conté. Chaque jour qui passe prouve que la Guinée n'est pas gouvernée. Plus rien ne pourrait restaurer le respect du supérieur et de la chose publique avec ce régime qui a déjà cédé aux chantages des bandits après que ces derniers aient eu à massacrer des populations civiles innocentes ! Y aurait-il un ATT pour sauver la Guinée ? Que les militaires patriotes de toutes tendances confondues se donnent les mains pour sauver enfin notre pays !

15.06.2008

Scène politique guinéene: naissance du PNG

Agréé depuis le 22 mai dernier, le PNG à tenu, ce week-end, sa toute première Assemblée générale ordinaire dans l'amphithéâtre de l'INRAP ici à Conakry en présence de militants et sympathisants qui avaient massivement fait le déplacement. Au menu de ce meeting, 4 points étaient à l'ordre du jour des organisateurs. A savoir la présentation à l'auditoire de l'arrêté d'agrément du parti ; la présentation de la stratégie d'implantation du PNG à la base, dans les cinq communes de la capitale et les trente trois préfectures du pays profond ; la présentation de la stratégie financière et la situation de la trésorerie du parti et enfin les divers. Pour Me. Fodé Mamadou Keïra, le PNG qui se veut être le parti de l'école guinéenne est piloté par un directoire national de 76 membres et 22 suppléants dont il est le président. « Le Parti National de Guinée est un creuset de la nation guinéenne où la valeur cardinale reste l'humanisme. Parce que notre parti est né des considérations subjectives et tendancieuses de l'ethnocentrisme, du régionalisme, du racisme et en réaction contre elles... » a-t-il souligné. S'adressant aux autres formations existantes, le président du directoire national du PNG semble très décomplexé et déjà il prévient ses adversaires : « il faut aussi préciser, c'est extrêmement important cela. Parce que les détracteurs vont commencer à nous attaquer. Eh bien qu'ils sachent que nous, nous sommes venus fin prêts après 17 ans de réflexion politique. Parce que nous étions dans ces partis politiques. On a vécu leur passé politique. Donc 17 ans écoulés, nous avons tiré les leçons et nous sommes prêts à défendre notre message politique, nos intérêts politiques. Le PNG n'est pas venu pour faire de la figuration politique... » Pour marquer leur différence par rapport aux autres partis politiques, Me Fodé Mamadou Keïra affirme : « nous avons des professeurs et docteurs à foison dans notre directoire. Les ressources humaines ne nous manquent pas. Parce que c'est la quintessence de l'école guinéenne qui a réfléchi à cette situation politique de notre pays. Nous la voulons dans la paix, dans l'unité. Nous avons été tant éprouvés. Il ne faut pas que ça dépasse cette limite. Nous sommes venus pour arrêter tout ça et nous ne sommes pas un parti politique qui veut se lancer dans la rue... ». Il faut retenir que ce benjamin de la cinquantaine de partis politiques officiellement légalisés à ce jour en Guinée compte choisir son président du parti bien avant les échéances présidentielles prévues en fin 2010 et il entend prendre part aux députations de cette fin d'année 2008, a précisé son président du directoire national.

11.06.2008

Grève dans l'enseignement en Guinée

Daté d'hier, 9 juin 2008, c'est cet après-midi que l'inter centrale de l'éducation a rendu public son avis de grève qui risque de perturber les examens de fin d'année. Si les inconvénients se limitaient à cette perturbation....
Pourtant, jusqu'à ce matin, des négociations étaient annoncées entre le gouvernement et le syndicat des enseignants. Aussi, le ministre de l'Education a-t-il annoncé hier soir plus de quarante milliards trois millions pour calmer les enseignants...
N'empêche, l'inter centrale de l'éducation (FSPE-SLECG) a décidé "du déclenchement d'une grève générale et illimitée sur toute l'étendue du territoire national dans le secteur de l'éducation et de la recherche scientifique à compter du 19 juin 2008 jusqu'à la satisfaction totale" de ses "légitimes" revendications.
A noter que dans son préavis de grève, l'intersyndicale de l'éducation avait résumé ces "légitimes" revendications en ces points :
- Le respect scrupuleux du protocole d'accord du 27 janvier 2007 obtenu au prix du sang et des vies de centaines de citoyen (ne)s guinéens par la nomination d'un Premier ministre, chef de gouvernement qui n'a été ni de près ni de loin mêlé à la mauvaise gestion pendant les dix dernières années;
- Le reclassement et la prise en charge des enseignants admis aux différents examens professionnels CAP et 2ème certificat ;
- La nomination aux différents postes de responsabilité de nouveaux cadres au niveau de toutes les structures du système de l'éducation ;
- Le paiement avec rappel à la fin du mois de mai 2008 des 25 points de la valeur du point d'indice en faveur des enseignants et chercheurs de Guinée ;
- Le paiement intégral des primes et indemnités consacrées par le statut particulier du personnel de l'éducation ;
- La prise en charge salariale de tous les enseignants contractuels déjà engagés à la fonction publique ;
- Le paiement de la subvention de l'Etat à l'intersyndicale de l'éducation ;
- Le doublement du niveau des salaires des travailleurs de l'éducation nationale ainsi que le niveau des pensions de retraite, avec paiement mensuel à compter de fin mai 2008 ;
- Le relèvement immédiat de la prime de transport à 144.000 FG, soit 6.000 FG par jour pour les 24 jours de travail dans les secteurs de l'éducation et de la santé ;
Même s'il faut noter que le secrétaire général du SLECG, Louis M'bemba Soumah, avait dit à la télévision nationale, parlant au nom de l'inter centrale, le lendemain de la publication de ce préavis de grève, que le nouveau Premier ministre, Ahmed Tidjane Souaré, avait bénéficié d'un quitus du syndicat, compte tenu de ses résultats, même s'il avait fait partie de la vague qui avait été renvoyée du gouvernement en mars 2007...
Par ailleurs, si des syndicalistes estiment normal le lancement de l'avis de grève pour "faciliter" une négociation rapide avec le gouvernement, d'autres compatissent avec les parents d'élèves qui sont perturbés dans leurs programmes et qui verront tout leur calcul faussé par cette perturbation imprévue.
En tout état de cause, le Premier ministre, qui peine à proposer un gouvernement, ne peut prendre cette nouvelle épreuve comme un souhait de bienvenue à la Primature... Au contraire ! A peine arrivé, le Dr. Ahmed Tidjane Souaré semble déjà être "usé" par des revendications (à n'en plus finir ?) qui risquent de perturber le programme formel difficilement relancé avec le système de Breton Woods.

30.05.2008

L'armée guinéenne, une armée de voyous

Notre armée qui se réclame comme une armée unie vient de montrer aux guinéens et de la Communauté Internationale qu'il est une armée sans formation disciplinaire et sans notion de droit de l'homme. S'ils ont des problèmes avec les autorités militaires ou l'État, pourquoi s'en prendre aux Magasin, aux Stations Essence et aux personnes innocentes. Ils ont le droit de manifester, mais pas le droit de piller les magasins et tuer le pauvre citoyen. Selon la constitution du pays, tous les guinéens sont égaux devant la loi, sans exception fonction. Donc le gouvernement doit mettre politique du respect de loi en Guinée. Les militaires qui partent contre la loi, doivent être remis à la justice pour être jugé. Les revendications des militaires : « La libération des militaires interpellés suite aux événements de janvier - février 2007 ; Le limogeage du ministre de la Défense nationale ; Le payement de cinq millions de francs guinéens par soldat ; La baisse du prix du riz destiné aux soldats ; Le départ de l'Intendant général et d'autres hauts cadres de l'armée ; La non-poursuite pour fait de revendication », doivent être analysés avant d'être accepté sans aucune procédure légal. Les militaires ne sont plus que les fonctionnaires de l'État. S'il est vrai qu'ils ont des arriérés de payement non payer, ils doivent être payés comme tous les autres. Dans les années passées, le dictateur le Général Lansana Contée a multiplié le nombre des militaires sans formation nécessaire et sans encadrement, cette augmentation de nombre avait pour cause de massacrer le peuple de Guinée en cas de manifestation ou de révolté. Aujourd'hui la Guinée a plus de 9 700 militaires pour un peuple 9 4 millions sur une superficie de 245 900 Km2, avec une dette de plus 3 Milliards de dollars. Sans compter la Police, chaque militaire à 969,072 guinéennes à protéger. Sans aucune formation disciplinaire, de droit du peuple et de l'homme, sans aucune connaissance sur les lois du pays, sur la constitution du pays, l'armée guinée fait la honte de la Guinée suite a leur manifestation barbare sans aucun fondement réel.

Ceci étant dit et relativement à la situation de notre pays, il faut reconnaitre que s'ils font preuve de banditisme comme reflètent les évènements de ces derniers jours et que par cela ils arrivent à nous débarrasser de notre dictateur paysan, nous leur diront merci d'abord; et ensuite nous les poursuivrons en justice pour tous les malheurs qu'ils ont déjà causés à notre peuple.

Première confrontation directe entre les mutins et les bérés rouges

 Les deux militaires grièvement atteints, alors qu’ils roulaient à bord d’une camionette bachée sans plaque d’ immatriculation, ont été reçus d’urgence au CHU d’Ignace Deen, de la capitale guinéenne, où ils sont arrivés en trombe, a constaté APA sur place. L’une des deux victimes était atteinte à la poitrine, tandis que son collègue à la jambe droite. Des incidents ont opposé jeudi, des hommes en armes, alors qu’un des groupes venus de la banlieue tentait d’accéder à la commune de Kaloum, où se situe le camp Almamy Samory Touré, lieu de résidence du chef de l’Etat. Les assaillants après leur échec ont immédiatement rebroussés chemin, avec la promesse dit-on de revenir. Pendant ce temps, la ville de Conakry reste paralysée, avec des tirs sporadiques.

Première confrontation directe entre les mutins et les bérés rouges

 Les deux militaires grièvement atteints, alors qu’ils roulaient à bord d’une camionette bachée sans plaque d’ immatriculation, ont été reçus d’urgence au CHU d’Ignace Deen, de la capitale guinéenne, où ils sont arrivés en trombe, a constaté APA sur place. L’une des deux victimes était atteinte à la poitrine, tandis que son collègue à la jambe droite. Des incidents ont opposé jeudi, des hommes en armes, alors qu’un des groupes venus de la banlieue tentait d’accéder à la commune de Kaloum, où se situe le camp Almamy Samory Touré, lieu de résidence du chef de l’Etat. Les assaillants après leur échec ont immédiatement rebroussés chemin, avec la promesse dit-on de revenir. Pendant ce temps, la ville de Conakry reste paralysée, avec des tirs sporadiques.

Echanges de tirs entre garde présidentielle et mutins, le régime Conté tend vers sa fin

1046157491.jpgLe mouvement de colère de soldats guinéens, qui réclamaient jusqu'à présent le paiement d'arriérés de soldes, s'est transformé jeudi en mutinerie, les militaires exigeant désormais le départ de tous les généraux de l'armée, pilier du régime du général Lansana Conté.
Pour la première fois depuis le début lundi du mouvement de colère des soldats, de brefs échanges de tirs ont opposé à Conakry la garde présidentielle à des soldats mutins sur une route stratégique menant notamment au palais présidentiel.
Le chef d'état-major de l'armée, le général de brigade Diarra Camara, a de son côté demandé aux soldats mutins de "rentrer dans les rangs". Mais jeudi après-midi, des tirs étaient entendus près du camp Alfa Yaya Diallo, près de l'aéroport. Ce camp, le plus grand du pays, est le fief des mutins. Les soldats mutins demandent désormais, en plus de leurs revendications, la mise à la retraite de tous les officiers généraux. Ils estiment que les généraux n'ont pas été solidaires de leur mouvement", a indiqué à l'AFP un officier de l'armée.
L'armée guinéenne, fer de lance du régime du général Lansana Conté au pouvoir depuis 1984, compte une dizaine d'"officiers généraux".
La garde présidentielle a érigé jeudi matin un barrage filtrant près d'un pont à l'entrée de la presqu'île de Kaloum, où se trouvent le palais présidentiel, l'état-major des armées et les principales ambassades, a constaté un journaliste de l'AFP. ans l'après-midi, des militaires mutins sont venus jusqu'au barrage à bord de deux camions. La garde présidentielle a tiré vers eux. Les mutins ont répliqué et ont fait demi-tour, selon des témoins. Ces premiers échanges de tirs entre les deux parties ont duré quelques minutes. endant toute la journée, les militaires de la garde présidentielle ont fouillé les véhicules, privés ou taxi, qui entrent dans la presqu'île. Ils sont positionnés sur le pont et aux alentours, a constaté le journaliste de l'AFP. Selon des témoignages, ils patrouillent également sur la presqu'île. Voilà déjà une semaine que nous vivons dans un climat de méfiance entre les fils d'une même armée. Cependant, aux premiers jours des revendications, nous les avons prises en considération et les avons soumises à l'approbation du chef de l'Etat", a indiqué le chef d'état-major à la radio nationale. Des mesures très appropriées ont été immédiatement prises" et "j'ai espoir que ces mesures doivent nous amener au calme et à la sérénité", a-t-il souligné. J'espère que cette déclaration ramènera tout le monde dans les rangs", a-t-il conclu.
Le gouvernement avait estimé mardi soir avoir rempli les principales revendications de soldats en colère qui réclamaient notamment le paiement d'arriérés de soldes, dont certains remontaient à 1996. Le ministre de la Défense, le général Mamadou Baïlo Diallo, avait également été démis mardi de ses fonctions par le chef de l'Etat. ais la déclaration du chef d'état-major n'a pas suffi à calmer les esprits, les tirs ayant continué jeudi après-midi près du camp Alfa Yaya. Selon des témoins, une fille a été blessée par balle perdue dans un quartier voisin.
Mercredi soir, le vol Paris-Conakry de la compagnie Air France, avec 113 passagers, avait été dérouté vers Dakar, en raison de problèmes de sécurité près de l'aéroport de la capitale guinéenne. epuis lundi, au moins trois personnes ont été tuées à Conakry et à Kindia (130 km de la capitale), et des dizaines blessées par des balles perdues lors de tirs en l'air de militaires, selon des sources hospitalières et des témoins.

26.05.2008

Un Officier supérieur pris en otage par un groupe de soldats mutins !

Le chef de l’état- major adjoint de l’armée de l’air, le Général de brigade Mamadou Sampil, a été pris en otage ce lundi par un groupe de soldats mutins à la base aérienne de Conakry, a-t-on appris de sources sures. Les militaires tirent depuis le début de cette journée pour revendiquer le paiement du solde qui devait apurer le contentieux du « bulletin rouge », soit 5 millions de francs guinéens sur les 7 millions promis. Les soldats sont également mécontents du prix actuel auquel ils achètent le riz soit 80 000fg le sac de 50 kg, alors qu’ils achetaient le même sac à 16 000fg, il y’a deux mois, selon nos sources. En outre, les soldats en veulent à leur hiérarchie à commencer par le ministre de la défense, le Général Baïlo Diallo, dont certains réclament le départ. D’autres sources précisent que le Président Conté serait prêt à se rendre à la Base aérienne pour libérer le général Sampil des mains de ses ravisseurs. A suivre…. Mais ça devient de plus en plus sérieux.

Bruits de bottes et de tirs à Conakry (Revue de Presse)

Depuis armee.jpgquelques heures des tirs nourris sont entendus dans certaines garnisons de Conakry. Les militaires guinéens comme à leur habitude semblent révendiquer quelque chose en transformant simplement notre capitale en champ de bataille. A de tels moments les pauvres mais braves populations ne se soucient plus du sac de riz, mais de se sauver dans leurs gites. Il semble qu'un calme précaiare règne au Camp Alpha Yaya Diallo mais cela est différent de la Base militaire situé non loin de l'aéroport. Voici ce qu'en dit notre grand frère guinéenews.com:

"Débandade des militaires : Accalmie au camp Alpha Yaya Diallo, tirs nourris au niveau de la base militaire

Comme nous vous notions dans nos dépêches précédentes, ce lundi 26 mai, à 13 45 (heure locale) la circulation est bloquée au niveau de l’état major de l’armée de l’air. Un peu plus loin au Camp alpha Yaya Diallo des tirs sporadiques fusent. Des riverains sont sortis de leur maison pour éviter tout contre temps dû aux balles perdues. A cent mètres de l’entrée principale, une horde d’une cinquantaine de militaires déambulent. Et, les boutiquiers apeurés ont fermé boutiques. A Yimbaya Tannerie, les marchandes de produits maraîchers ont aussi pris la fuite. Histoire de se mettre à l’abri des tirs en provenance du camp Alpha Yaya Dallo. Les militaires approchés par Guinéenews© ont tendance à politiser la revendication. Même affirmation d’un riverain du Camp Alpha Yaya. Ce dernier soutient que la revendication est sortie de son train initial. Selon des indiscrétions à proximité du Camp Alpha Yaya Diallo, le payement de la totalité des arriérés de salaire des militaires serait la cause principale des revendications. D’autres, par contre, mettent cette débandade des hommes en tenu à l’évolution politique récente dans le pays. Au moment où nous mettons en ligne cette dépêche, les commerçants de Matoto ont aussi déserté le marché. Sur les lieux, les malfrats et autres badauds continuent de haranguer les populations et automobilistes."

Il est clair que selon guinéenews.com, ces militaires sont poussées par des raisons obscures et par des forces obscures pour perturber l'ordre actuel ou même le changer. Ces forces nous les ignorons. Mais souhaitons qu'elles réussissent et le reste on verra. S'il est vrai comme le sous-entend notre confrère que ces mouvements d'humeur sont à mettre sur le compte des derniers développements de l'actualité en Guinée, alors nous disons bien tant mieux. S'ils veulent pour se venger chasser le vieux général, qu'ils le fassent. Mais ils auront réuissit ce que beaucoup n'ont pas pu. Mais après, seulement après ils nous auront sur leur chemin. Car dans l'avenir quiconque cherchera à s'imposer de quelque manière que ce soit sur le peuple de Guinée se perdra.

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